Le MEN se constituera partie civile pour chaque agression contre un enseignant
Entre l’affaire d’Ouarzazate et celle de Casablanca, en passant par d’autres moins connues, la violence des élèves de collèges et lycées au Maroc est devenue quasi ordinaire. L’opinion publique est régulièrement secouée par une info, une vidéo, un témoignage… et le ministère de l’Education nationale vient de mettre les choses au point.
En effet, dans un communiqué, le ministère –toujours sans titulaire officiel, hors l’intérim du ministre de la Culture Mohamed El Aaraj – rappelle que ces comportements agressifs contre le corps enseignant forment « une ligne rouge » qu’il ne faut jamais franchir, sous aucun prétexte. Le ministère a donc édicté une série de mesures pédagogiques d’abord, administratives ensuite, juridiques au besoin et même sécuritaires en cas extrêmes.
Parmi ces mesures, le MEN requiert de ses Académies régionales de se constituer parties civiles pour chaque affaire portée devant la justice, où un enseignant aurait été malmené ou frappé, ou agressé. Le MEN fait aussi appel à l’ensemble des intervenants pour se dresser et agir contre ces violences dans l’école publique : cadres pédagogiques, partenaires sociaux, familles et associations de parents d’élèves, médias et société civile sont ainsi appelés, voire interpelés, pour lutter contre ce fléau qui a fait son apparition dans nos écoles et qui se développe.