Mouvement d’humeur des parents d’élèves de la « mission » française, catégorie AEFE

Mouvement d’humeur des parents d’élèves de la « mission » française, catégorie AEFE

Suite à l'annonce par l'AEFE d'une réduction de son budget, les associations de parents d'élèves de la « mission » française au Maroc ont organisé une "journée morte" lundi 27 novembre en signe de protestation.

L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, ou AEFE, a annoncé voici quelques temps la réduction de ses budgets et donc de l’effectif des professeurs. Cela impactera la qualité de l’enseignement, tant sur le plan pédagogique que sur celui de l’effectif, en raison de la réduction mécanique du nombre de classes. Une journée morte a été décrétée devant les établissements de l’AEFE, avec un succès mitigé.

Et donc, les parents d’élèves réunis en association, ont manifesté lundi 27 novembre 2017 pour dénoncer la baisse de ces 33 millions d'euros du budget alloué par l'Etat français à l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE), ce qui donne une subvention globale, après retrait des 33 millions, de 354 millions d’euros. Les parents, furieux, dénoncent aussi la réduction/suppression des postes qui pourraient affecter la qualité de l'enseignement et entraîner l'augmentation des frais de scolarité.

L’AEFE se justifie en expliquant qu’il y aura une « une anticipation de la facture relative à la participation à la rémunération des résidents pour la dernière tranche 2017, une incitation à régler de manière anticipée la facturation 2018 sur la base du volontariat des établissements et un report de certaines subventions à début 2018 ».

Et donc, les coupes budgétaires de l’ordre de 33 millions d’euros, soit 10% environ du budget total, entraînera l’annulation de 512 postes de travail durant les trois prochaines années, ce qui est très lourd. Pour pouvoir assurer un fonctionnement normal et l’équipement minimal requis, une augmentation des frais de scolarité de 6 à 9 % en 2018, puis 7,5 % en 2019, est programmée.

Les parents contestent que l’AEFE monde puisse prendre de telles décisions sans les y associer, et appellent à de nouvelles journées de contestation. L’un d’eux, SE (il tient à son anonymat), nous a expliqué qu’  « il est étonnant que l’Etat marocain continue de travailler avec les Français pour l’enseignement pré-bac et aussi en leur permettant d’ouvrir tant d’écoles supérieures chez nous, quand on voit comment nous sommes traités, et nos enfants avec nous. Nous comptons demander, en tant qu’association, des rencontres avec nos responsables publics pour les sensibiliser sur ces questions qu’ils ne semblent pas trop connaître »…

Mais que faire ? L’enseignement public national est de mauvaise qualité, les Américains sont chers, les Espagnols et Italiens pas assez développés au Maroc

AB



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