Istiqlal : voici les noms des candidats à la présidence du Conseil national
Le parti de l’Istiqlal n’en finit pas de renouveler ses structures, et cela fait plusieurs mois que cela dure. Le nouveau Secrétaire général Nizar Baraka prend son temps et avance à pas feutrés, en terrain ami certes, mais miné aussi. Ainsi, le Conseil national du parti doit se réunir ce samedi 21 avril pour désigner son président et aussi, la nature de sa relation avec le gouvernement et sa majorité.
Concernant le premier point, et comme successeur de Taoufiq Hjira à la tête du Conseil national de l’Istiqlal, plusieurs noms circulent. Il s’agit de Noureddine Mediane, l’homme du Nord, chef du groupe parlementaire, l’insubmersible du parti. Il y a aussi Rahal Mekkaoui, le très controversé conseiller à la Chambre du même nom et ancien secrétaire général du ministère de la Santé du temps de Yasmina Baddou, et qui voudrait lui aussi devenir insubmersible en accédant à la présidence du Conseil national.
Et puis, on pense aussi aux éternels candidats à tout, en l’occurrence Yasmina Baddou et Karim Ghellab, respectivement ancienne ministre de la Santé et ancien ministre de l’Equipement et ancien président de la Chambre des représentants. Tous deux ont été défaits aux élections législatives de 2016, et tous deux ont « sauvé leur existence » au sein du parti par leur élection au Comité exécutif.
On avait un temps donné Hamdi Ould Rachid, l’homme fort du parti et maire de Laâyoune, comme candidat « naturel » à cette fonction de président du Conseil national et numéro deux de fait de l’Istiqlal. On n’en parle plus, mais une surprise n’est jamais écartée dans le plus vieux parti du Maroc.
A propos de l’attitude à adopter à l’égard de la majorité et du gouvernement, le parti de l’Istiqlal devra se positionner. Jusque-là, il est dans le soutien critique du gouvernement, mais il pourrait passer à un soutien franc et massif – et négocier une problématique entrée dans la majorité – ou encore basculer dans l’opposition, que Nizar Baraka qualifie de « constructive ». Et c’est déjà le cas, à travers les déclarations du nouveau patron de l’Istiqlal.
AB