Le PAM a un nouveau secrétaire général et c’est (sans surprise) Hakim Benchamach

Le PAM a un nouveau secrétaire général et c’est (sans surprise) Hakim Benchamach

Le PAM, réuni en conseil national, a élu son secrétaire général en remplacement du partant Ilyas el Omari. Et c’est le président de la Chambre des conseillers et dirigeant de « toujours » du parti, Hakim Benchamach, qui a été porté au secrétariat général de la formation née voici une dizaine d’années sous l’impulsion de l’actuel conseiller du roi Mohammed VI Fouad Ali al Himma.

Le PAM avance à l’allure d’un tracteur… depuis des mois, en fait depuis presqu’un an, le patron Ilyas el Omari était donné partant, surtout en plein remous dans le Rif, région dont il est originaire. En août, M. el Omari annonce son départ, puis se rétracte deux mois après, en octobre. Les choses en sont restées là, avec un secrétaire général partant et restant.

Puis un conseil national a été convoqué pour le 26 mai, et les candidats se sont déclarés, peu ou pas connus du grand public, ce qui laisse penser que cette élection pour la succession d’el Omari était jouée d’avance, voire décidée au préalable. Résultat, donc, de l’ « élection » de M. Benchamach : 439 voix sur les 529 qui devaient se prononcer. Les autres candidats se sont répartis la centaine de suffrages restants :  Mohamed Saloh, chef adjoint de la Jeunesse du PAM, 39 voix, El Hiba Addi, chef de la commission des politiques publiques, 36 voix, Yassir El Yacoubi, 12 voix , Aziza Taibi : 10 voix et, Hicham Hadri, 3 voix.

Et ainsi donc, le protégé du mentor el Omari a reçu le soutien des deux ténors que sont FZ Mansouri, par la fonction, et Abdellatif Ouahbi, par la gouaille. Ce qui a facilité les choses.

Hakim Banchamach, 55 ans, est titulaire d’un diplôme supérieur en science politique de l’université Mohammed V de Rabat. Emprisonné deux ans dans les années 80 pour activités politiques, il rejoint le Mouvement pour tous les Démocrates, créé en 2008 et qui devait donner naissance au PAM, dont le nouveau secrétaire général devient le chef de groupe parlementaire et en quelque sorte l’idéologue.

Il faudra maintenant au nouveau chef prouver deux choses : qu’il est véritablement un secrétaire général, c’est-à-dire non inféodé au partant el Omari, et qu’il sait parler aux électeurs, lui qui est généralement réservé et rugueux.

AB

 



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