Le roi Mohammed VI appelle à la mobilisation et annonce des mesures d’urgence dans les secteurs sociaux et économiques
Le roi Mohammed VI a prononcé un discours à l’occasion de la fête du trône. Un discours résolument novateur où le chef de l’Etat appelle à l’unité et à prendre des mesures d’urgence dans nombre de secteurs socio-économiques. Une sorte de réponse aux protestations sociales, avec des mesures d’urgence, des plans nationaux et des situations d’étape.
Sur le plan de la forme, le roi a délivré son discours à al Hoceima, et il l'a commencé à l'heure annoncée, 21h30. Accompagné de son fils le prince héritier Moulay Hassan et de Moulay Rachid, le roi portait une coiffe noire inédite, sur soctume sombre, et pour la première fois, c'est un aide de camp qui l'aide à ajuster son fauteuil après l'hymne national.
« Le Maroc a toujours été uni et a toujours su faire face et front en cas de problèmes ou de dysfonctionnements », commence le Roi comme pour répondre au climat plutôt morose que connaît le pays, et aux « colporteurs d’illusions qui prennent appui sur certains dysfonctionnements »… Une sorte d’appel à la mobilisation nationale, avec cette phrase : « Le Maroc est notre patrie, et notre maison commune ».
Concernant les partis politiques, le roi Mohammed VI a affirmé que « les partis font leur travail, mais doivent être renouvelés et attirer des gens, car ce sont les jeunes qui connaissent les vrais problèmes. Les partis doivent renouveler leurs modes de fonctionnement, pour répondre aux attentes et s’adapter aux évolutions changements ».
« Sur le plan social, le chef de l’Etat a expliqué que « même si de grandes choses ont été faites, je sens que le social reste en attente de quelque chose, et nous continuerons de travailler pour répondre à ce manque ».
Ainsi, il faut un plan social d’ensemble et d’envergure, qui ne tiendra pas le mandat d’un gouvernement. « Nous appelons le gouvernement à adopter une approche participative pour mettre au point un plan social de protection, et dans l’attente de sa mise en œuvre, il faut faire des sous-programmes sectoriels, des plans d’étape.
Voici les mesures d’urgence à prendre dans les secteurs suivants :
1/ Lutte contre la déperdition scolaire et plan social (transport, cantines…) ;
2/ Lancement de 3ème étape de l’Initiative nationale pour le développement humain ;
3/ Correction du programme RAMED ;
4/ Réussir le dialogue social en appelant les partenaires à faire montre de responsabilité (compétitivité et pouvoir d’achat). Il est un devoir, un devoir indispensable ».
Et pour cela, trois chantiers sont à mettre en œuvre :
1/ Pacte de déconcentration administratif, avant octobre
2/ Mise en œuvre d’un acte d’investissement ;
3/ Adoption de lois pour répondre en un mois aux demandes d’investissements.
AB