Bonne gouvernance : Le gouvernement exige la reddition des comptes

Bonne gouvernance : Le gouvernement exige la reddition des comptes

Suites aux directives royales contenues dans le discours du Trône, il sera mis en place d'un mécanisme central destiné au suivi de l’exécution des programmes gouvernementaux

Saad Eddine El Othmani a affirmé jeudi à Rabat que le gouvernement s’attelait à la mise en place d'un mécanisme central destiné au suivi de l’exécution des programmes gouvernementaux, afin de pouvoir soumettre, de façon régulière des rapports sur leurs états d’avancement au roi « Le but étant de traduire concrètement sur le terrain les projets du gouvernement de manière à en faire profiter les citoyens et citoyennes », a-t-il souligné.

El Othmani qui s’exprimait à l’ouverture des travaux du conseil de gouvernement a rappelé à cet égard les directives contenues dans le discours royal prononcé par le Souverain à l’occasion du 19e anniversaire de son accession au Trône de ses glorieux ancêtres. Ces directives, a-t-il insisté, constituent une feuille de route riche pour l’amélioration de la gouvernance dans les secteurs économique, social et administratif.

El Othmani a ajouté dans cet ordre d’idées que nombre de secteurs gouvernementaux se penchaient sur la mise en place de plans de travail exécutifs détaillés afin de concrétiser les objectifs et les orientations contenus dans le discours du Trône.

Redevabilité obligatoire

Le gouvernement a demandé des enquêtes approfondies sur un certain nombre de projets encore à mener à bien, financés par le gouvernement, promettant de récupérer « des fonds perdus ».

La décision, annoncée par le chef du gouvernement Saad Eddine El Othmani, intervient quelques jours après le discours du roi Mohammed VI sur la journée du trône, qui appelait à une gestion plus responsable et responsable des ressources nationales.

El Othmani a déclaré qu'une équipe d'auditeurs enquêtera sur un certain nombre de projets en cours financés par le gouvernement dans les prochaines semaines pour connaître les raisons du retard et s'assurer que l'argent alloué n'a pas été utilisé à d'autres fins, a rapporté le journal marocain Assabah.

Le journal a ajouté que les enquêtes porteront principalement sur les secteurs de l’éducation et de la santé, d’autant plus que le gouvernement souhaite mettre en œuvre des réformes pour améliorer la qualité de l’enseignement et des établissements de santé.

Selon une source gouvernementale citée par Assabah, la Cour des comptes et les équipes d’enquêteurs indépendants évalueront, à partir d’octobre, la performance des projets liés à la santé et à l’éducation en attente d’achèvement.

En réponse à cette annonce, le ministère de l’Education a lancé sa propre enquête en demandant un compte rendu complet des progrès réalisés par les projets dans les écoles ayant bénéficié d’un financement ces dernières années.

La faculté des sciences d'Ain Chock à Casablanca est l'une des nombreuses institutions d'apprentissage ciblées par le ministère de l'éducation. Le ministère aurait envoyé à l'administration de l'université une lettre demandant des mises à jour sur un projet de 9 millions de dirhams pour lequel Ain Chock a reçu un financement du gouvernement en 2017.

Assabah a en outre noté que la faculté d'Ain Chock devrait également être appelée à rendre compte d'un projet de 2014 qui n'a toujours pas été achevé. L'administration de l'école avait demandé des fonds gouvernementaux pour accroître sa capacité en construisant deux amphithéâtres, « mais les installations n'ont jamais été construites ».

Le ministère de l'Education travaillerait également sur un projet de loi visant à rendre l'accès aux bourses gouvernementales plus inclusif et plus transparent.

Mouhamet Ndiongue



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