La tuberculose sévit au CHU de Marrakech

La tuberculose sévit au CHU de Marrakech

Huit personnes travaillant aux urgences de l’hôpital Arrazi ont été touchées par la tuberculose. Le ministère a décidé de fermer ce service et ouvert une enquête pour comprendre les raisons derrière la propagation de cette maladie.

Selon h24info huit personnes travaillant à l’hôpital Arrazi, 7 médecins et un infirmier, ont été touchées par la tuberculose. Un agent de sécurité serait également contaminé. La majeure partie des personnes affectées travaillait au service des urgences.

Une semaine plutôt, Taoufiq Abou Al Hassan, chef du service des urgences à l'hôpital Ibn Tofail, a déclaré sur 2M que seul deux médecins internes ont présenté les symptômes d'une tuberculose pulmonaire et « ont été pris en charge et bénéficient d’un traitement, sous la supervision d'une cellule relevant du service de lutte contre la tuberculose à la direction régionale ».   

De son côté, le ministère de la Santé a décidé de fermer le service des urgences et d’ouvrir une enquête sur les circonstances de la propagation de cette maladie. Selon h24 citant Al Massae du 27 août, le ministre de la Santé, Anas Doukkali, a lancé un programme de désinfection de tous les services de l’hôpital ainsi que des outils et des équipements médicaux utilisés dans le service concerné.

Le ministère a également ouvert une enquête pour déterminer les raisons de la propagation de cette maladie.

Le service des urgences de l’hôpital a été fermé et les patients seront transférés à l’hôpital Ibn Toufail qui dispose de conditions plus favorables pour accueillir les malades.

Toutes les personnes affectées par la tuberculose seront soignées aux frais du ministère de la Santé. Certaines ont commencé à être traitées par la cellule régionale du ministère en charge de la lutte contre la tuberculose.

Outre une ventilation inadéquate, la propagation de la tuberculose se produirait en effet dans les espaces clos, où l'air n'est pas renouvelé mais reste en suspension pendant des heures. C'est bien le cas de l'infrastructure des urgences de l'établissement Errazi, dont la conception est dépourvue d'outils de ventilation et d'éclairages, ce qui a favorisé la transmission d'infections parmi le personnel.

La rédaction



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