Le personnel-soignant n’en finit pas de battre le macadam

Le personnel-soignant n’en finit pas de battre le macadam

Confrontés au mutisme du gouvernement face à leurs revendications, les personnels soignants entament une grève nationale assortie d’un sit-in devant le ministère de la Santé.

Les infirmiers des hôpitaux publics sont en colère. Ils avaient déjà exprimé leur ras-le-bol les 24 et 25 juillet derniers, avertissant les autorités de tutelle de leur détermination à faire valoir leurs revendications par tous les moyens légaux. Chose dite, chose faite, le personnel infirmier fera grève pendant deux jours, le mardi et le mercredi 4 et 6 septembre. Ce mouvement concernera tous les établissements hospitaliers du pays, exceptés les services des urgences et de réanimation.

Cette piqûre de rappel du personnel soignant et infirmier est, selon les organisateurs, une réponse à l’attitude peu coopérative des autorités de tutelle lors des négociations antérieures qui ont été interrompues sans avoir avancé d’un iota.

Signalons que l’appellation «personnel soignant» recouvre plusieurs profils professionnels médicaux allant de l’infirmier à l’aide-soignant spécialisé, en passant par le rééducateur physiothérapeute etc. Ce qui pose un problème de définition de statut avec les spécificités et conditions de travail de chaque spécialité.

D’ailleurs, l'une des revendications brandies par les grévistes concerne la création de postes dédiés aux compétences autres que les soins infirmiers basiques. Le flou qui entoure certains postes, faute de cadre juridique, a d'ailleurs été à l’origine de poursuites judiciaires.

Autre revendication, l’amélioration des conditions de travail, devenues une cause de frictions répétées entre un personnel débordé, disposant de moyens insuffisants, et des patients et familles excédés par l’absence de traitement. Les scènes circulant sur la Toile en disent long sur l’état de nos établissements hospitaliers et ce qui s’y passe.

La question des indemnités figure aussi en bonne place dans le dossier revendicatif des grévistes de la santé. Ils estiment que le système d’octroi des primes de risque est injuste, arguant du fait que le risque encouru dans un hôpital est le même pour tout le monde. Ils ne voient donc pas pourquoi leur prime de risque tournerait autour de 1.400 dirhams pendant toute leur carrière, alors que, pour d’autres postes équivalents, elle atteint parfois plus de 5.900 dirhams.

Ils demandent aussi une régularisation de la situation des techniciens, avec un effet rétroactif à partir de la date de la mise en place du système de master et de doctorat dans les universités.

La rédaction



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