L’Istiqlal tire à boulets rouges sur le gouvernement
Le parti de l’Istiqlal a réuni son Comité exécutif ce mardi 2 octobre, et le moins que l’on puisse dire est que le parti dirigé depuis un an par Nizar Baraka n’est pas content du travail gouvernemental. Et il ne se prive pas de le dire, et de lui imputer tous les maux.
1/ La tension sociale. Après avoir passé en revue la situation politique, économique et sociale, à l’origine des tensions populaires que connaît actuellement le Maroc, le parti de l’Istiqlal considère que le gouvernement en est entièrement responsable, pour ne pas avoir lancé à temps et en volume les projets pourvoyeurs d’emplois.
2/ l’émigration. C’est en raison de ce chômage en augmentation continue que, selon l’Istiqlal, le phénomène de l’émigration des jeunes est revenu sur le devant de la scène. Ces jeunes sont désormais pris en otage par les barons de la drogue qui ont ajouté le trafic de migrants à leur businesse habituel de trafic de drogue. De plus, les têtes bien faites se mettent également à émigrer, ne trouvant pas au Maroc une offre de travail qui conviendrait à leurs talents.
3/ Les manifestations. L’Istiqlal se dit ok pour les manifestations, mais pas de celles où l’on bafoue le pays, la nation et ses symboles, par le slogan et par l’image. Le parti de Baraka fait ici allusion aux récentes manifestations à Tétouan, quand les jeunes ont brandi un drapeau espagnol et ont demandé à être déchus de leur nationalité marocaine, ce qui est en effet très préoccupant.
4/ Le Politburo du parti de l’Istiqlal a également voté, à l‘unanimité est-il précisé, le nom de son candidat pour la présidence de la Chambre des Conseillers… On n’en saura pas plus, même pas le nom de l’heureux élu…
5/ Le conseil national est convoqué pour le 27 octobre…
Il s’agit de la seconde attaque du parti de l’Istiqlal contre le gouvernement Elotmani. La semaine dernière en effet, il avait mis en garde la majorité contre toute querelle interne qui mettrait à mal le travail de l’Exécutif. Le PI avait appelé les acteurs politiques et sociaux à s’unir en ces temps difficiles pour sortir le pays de l’ornière et lancer les projets de développement pour lutter contre le chômage.
AB