Que risque la kidnappeuse de la petite Khadija ?
Disparue dans de douteuses circonstances, depuis plus d’une semaine, la petite Khadija âgée de 5ans, a finalement pu retourner auprès de ses parents.
Actuellement entre les mains de la police casablancaise, la suspecte interpellée n’en serait pas à son premier coup. En 2016, en effet, elle aurait été également impliquée dans l’enlèvement d’un nouveau-né de sexe féminin dans un hôpital de Casablanca. Mais ce n’était pas non plus un coup d’essai, dans la mesure où, aujourd’hui, elle s’auto proclame « mère » d’un jeune homme âgé de 13 ans qu’elle s’est vu confiée en 2004 en contrepartie d’une somme d’argent.
Que risque-t-elle ?
Le code pénal marocain en son article 218-1, définit l’enlèvement comme un acte terroriste et est puni d’une peine de prison de 2 à 6 ans et d’une amende allant de 10.000 à 200.000 DH. Les peines peuvent changer selon la gravité de l’infraction. Justement, l’enlèvement d’une personne mineure, pourrait être considérée par l’autorité compétente comme une circonstance aggravante.
L’intéressée peut également être poursuivie pour « trafic d’enfant », pour avoir accepté d’échanger un enfant en contrepartie d’une somme d’argent. Le « trafic d’enfant », est une forme de « de trafic d’être humain », qui est défini par le code pénal marocain.
Pour l’heure, le service préfectoral de la police judiciaire de Casablanca poursuit ses investigations pour tirer au clair l'ensemble des actes criminels imputés à l'intéressée, et de déterminer les circonstances dans lesquelles ils ont été commis afin d'arrêter les complices ou les personnes qui seraient impliquées dans ces crimes.
MB