Le nouveau bureau du Conseil National de la Presse voit le jour après
Sous la présidence du ministre de la Culture et de la Communication, en présence du ministre de tutelle, Mohamed Laaraj, le Conseil national de la presse (CNP), a élu son président et la vice-présidente du CNP ont ainsi été élus ce vendredi matin.
Depuis leur élection en juin dernier, la présidence du CNP vient de prendre fonction en marge de leur intronisation au siège du ministère.
Le secrétaire général du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), Younès Moujahid a hérité le poste de président tandis que la patronne de JMA Conseil, Groupe éditeur de Finances News Hebdo, La Quotidienne, Boursenews et Autonews, Mme Fatima Ouriaghli a pris celui de la vice-présidence (photo).
Le bureau du Conseil est élu pour un mandat de quatre ans, renouvelable une fois et compte au total 21 membres : 7 membres élus parmi les éditeurs de presse, 7 membres élus parmi les journalistes professionnels, un représentant du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, un représentant du Conseil national des droits de l'homme, un représentant du Conseil national des langues, un représentant de l'Association des barreaux des avocats au Maroc, un représentant de l'Union des écrivains du Maroc, un ancien éditeur et un journaliste honoraire.
Une irrégularité signalée
Une polémique est entrain de faire le tour des réseaux sociaux, à propos d’un candidat dont il est dit qu’il porte la nationalité et un passeport espagnol. Choses incompatibles avec le statut exigé par cette institution des sages.
Ce vendredi même, un sit-in devrait être observé devant le siège du ministère par de nombreux professionnels pour dénoncer les stratagèmes du ministère et le syndicat national de la presse marocaine (SNPM), des pratiques et des manœuvres auxquelles avaient recouru les deux inamovibles présidents du SNPM, pour confectionner une instance qui va à l’encontre des objectifs annoncés pour sa création. Ainsi, les élections ont été organisées le 22 juin 2018 sur la base des cartes professionnelles de 2017 pour permettre à un « journaliste retraité syndicaliste » d’être inscrit dans le fichier électoral en tant que journaliste professionnel et non pas honorifique rapporte de site Article 19.
La sources ajoute que d’autres membres vont « siéger au niveau du Conseil, alors qu’ils avaient des démêlés avec la justice et avaient même fait l’objet de faits divers qui interpellent à plus d’un titre. »
MN