Lutte contre l’immigration clandestine : le Maroc impose des « autorisations de voyage » (document)

Lutte contre l’immigration clandestine : le Maroc impose des « autorisations de voyage » (document)

 A compter du 1er novembre, le Maroc impose une Autorisation Electronique de Voyage (AVEM) aux ressortissants du Mali, de Guinée-Conakry et du Congo-Brazzaville actuellement exemptés de visa pour entrer en territoire marocain.

Ces pays sont parmi les nationalités les plus courantes des migrants qui entrent illégalement en Espagne, bien que des sources déclarent qu’il ne s’agit que d’« une mesure expérimentale ».

Donc le Maroc se voit « obliger » de tester ce mécanisme à savoir « autorisation de voyage électronique » où les concernés fassent leur demande 96 heures avant de se déplacer, sous le portail créé à cet effet www.acces-maroc.ma.

La compagnie aérienne Royal Air Maroc, grand convoyeur des ressortissants de pays concernés a déjà mis en garde ses clients en Afrique subsaharienne de cette nouvelle mesure par une lettre (lire en bas de l’article) qui les informe de la nouvelle réglementation.

Da sa lettre de RAM précise que les voyageurs de ces pays « doivent obligatoirement soumettre leurs autorisations à l’aéroport au moment du départ (de leurs pays) et à leur arrivée au Maroc ».

L’«Autorisation Electronique de Voyage » est une formalité que les pays qui reçoivent beaucoup de voyageurs utilisent (comme les États-Unis et le Canada) pour ceux des pays soumis à visa.

Pour rappel, le mois d'août a également été marqué par le retour de la traque aux migrants subsahariens. Alors que le Maroc s'était engagé en 2013 dans une politique volontariste de régularisation de ces derniers, avec une deuxième vague de régularisation lancée en 2016, cette reprise de la traque et des déplacements forcés vers le sud du pays, semble indiquer, un changement de stratégie de la politique migratoire marocaine

Ainsi des acteurs associatifs, ont témoigné que ces opérations ont été menées avec « brutalité et n'ont pas toujours pris la peine de distinguer entre les migrants régularisés et ceux qui ne l'étaient pas, entre les migrants et les réfugiés », c'est-à-dire des personnes immatriculées par le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies et donc protégées par le droit international. La rétention des personnes à déplacer, notamment à Tanger, a eu lieu et continue sans doute à avoir lieu dans des conditions que décrient plusieurs organisations de défense des droits des migrants.

Mouhamet Ndiongue

 



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