Rencontre de Genève sur le Sahara : Bourita sera accompagné d'élus sahraouis
Et donc, c'est après-demain 5 décembre que démarrera à Genève la table ronde devant réunir les quatre parties au conflit du Sahara, en l'occurrence Maroc, Algérie, Mauritanie et Polisario. l'invitation avait été faite par l'Envoyé spécial du SG de l'ONU Horst Kohler, et les quatre concernés avaient très vite marqué leur accord. Le ministère des AE vient de publir un communiqué à ce sujet.
" Une délégation marocaine se rendra, à Genève les 5 et 6 décembre 2018, pour participer à "une table ronde" au sujet du différend régional sur le Sahara marocain.
Cette participation fait suite à l'invitation de l'Envoyé Personnel du Secrétaire Général de l'ONU, M. Horst Köhler, adressée le 28 septembre et le 23 novembre 2018, au Maroc, à l'Algérie, au "polisario" et à la Mauritanie.
La délégation marocaine conduite par M. Nasser Bourita, Ministre des Affaires Etrangères de la Coopération Internationale, comprendra M. Omar Hilale, Représentant permanent du Royaume du Maroc auprès des Nations Unies à New York, M. Sidi Hamdi Ould Errachid, Président de la région Laâyoune-Sakia El Hamra, M. Ynja Khattat, Président de la région Dakhla-Oued Eddahab et Mme Fatima Adli, acteur associatif et membre du Conseil municipal de Smara".
On remarquera que les deux diplomates Bourita et Hilale seront accompagnés par trosi élus du Sahara, le maire de Laâyoune et grand connaisseur du dossier Hamdi Ould Rachid, qui a fait ses premières armes dans l'identification de la population référendaire, dans les années 80 et 90. Il sait mieux que personne, et il le dira, que tout référendum est définitivement exclu. Un autre participant à cette table ronde sera Ynja Khattat, qui vient de Dakhla, autre ville importante du Sahara. et enfin, Mme Fatima al Adli, élue de Smara.
ce sont donc trois élus qui accompagneront les diplomates marocains. Ils ont été élus à l'issue d'une élection communale qui n'avait été contestée par personne en 2015, et ils pourront ainsi poser en creux le problème de la représentation dans les camps de Tindouf où il n'y a ni élections ni consultations ni concertations pour désigner les représentants des populations retenues dans les camps. Pourquoi retenues ? Car, contrairement au Sahara, la mobilité au sein des camps est interdite, lesquels camps sont entourés de fil de fer barbelés...
M. Ould Rachid vient de procéder, la semaine dernière dans sa bonne ville de Laâyoune, à une cérémonie conduite conjointement par la Fondation Phosboucraa et le prestigieux MIT, et consistant à une remise de certificats à des dizaines de jeunes hommes et femmes, primés pour leurs projets d'entreprise.
On attendra de voir qui seront les représentants algériens qui accompagneront le déjà annoncé ministre Abdelkader Mesahel, et qui seront également les gens qui iront parler au nom du Polisario (avec majuscule, car ne pas en mettre, comme le fait le MAECI et une bonne partie des médias marocains, est une faute d'orthographe, Polisario étant un nom propre...)
AB