Bilan du gouvernement en 2018 : Elotmani se dit satisfait
En marge de traditionnelle réunion du gouvernement ce jeudi 27 décembre, le dernier de l’année 2018, le chef de l’exécutif a déclaré être très satisfait du bilan de son gouvernement, énonçant un chapelet de projets adoptés, citant notamment la loi-cadre sur l’enseignement, la réforme des centres régionaux d’investissements. «Ce sont des chantiers d’une dimension stratégique. Nous avons réussi à les préparer et les déposer au Parlement», s’est-il félicité.
Dans son allocution, le chef du gouvernement a fait l’impasse sur le retard dans l’élaboration d’une nouvelle stratégie, demandée par le roi Mohammed VI et destinée à assurer aux jeunes une formation professionnelle en vue de leur insertion sur le marché de l’emploi.
Toutefois, Elotmani s’est montré prudent sur le bilan de l’action sociale. « Nous sommes conscients que les demandes sociétales persistent et que de nombreux citoyens nécessitent protection et que les programmes (sociaux) doivent être élargis d’année en année.». à rappeler que le dialogue social enclenché par le gouvernement reste dans l’impasse avec le boycott de trois central syndicale.
«Nous avons donné un nouvel élan au système de protection sociale et nous sommes en cours de le réviser complètement», a-t-il annoncé. «Nous préparons également un projet de loi sur le Registre Social Unifié qui permettra d’orienter directement les programmes sociaux vers les bénéficiaires, qu'ils soient pauvres, des groupes vulnérables, des veuves bénéficiant de programmes de soutien spéciaux et les divorcées démunies tutrices de leurs enfants et d’autres», a promis le chef du gouvernement.
Saâd-Eddine El Othmani s’est gardé, dans son allocution, de mentionner les efforts consentis par son cabinet pour l’amélioration du pouvoir d’achat des Marocains en 2018. Un point qui cristallise les critiques de l’opposition et surtout des syndicats ; le dialogue social étant au point mort. L’offre gouvernementale d’une hausse des salaires des fonctionnaires de 400 dirhams échelonnée sur trois années a été rejetée par tous les partenaires sociaux y compris l’UNTM, le bras syndical du PJD.
La rédaction