Enseignement : Vers l’adoption de la loi-cadre

Enseignement : Vers l’adoption de la loi-cadre

A la sortie d’un réunion tenue ce lundi, 11 mars, les dirigeants des six formations de la majorité, à savoir le Parti de la justice et du développement (PJD), le Rassemblement national des indépendants (RNI), l’Union constitutionnelle (UC), le Mouvement populaire (MP), l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS), ont lancé un appel pour la tenue d’une session extraordinaire au Parlement dans les prochaines semaines pour l’adoption des projets de loi prêts , notamment la loi-cadre de l’enseignement.

Toutefois, une partie des formations politiques est pour l’ouverture sur des langues étrangères, exceptés les partis de l’Istiqlal et du PJD qui ne voient pas les choses de la même façon que leur collègues députés, bloquant au passage l’adoption du texte

La Constitution en son article 66 stipule que «le Parlement peut être réuni en session extraordinaire, soit par décret, soit à la demande du tiers des membres de la Chambre des représentants ou de la majorité de ceux de la Chambre des conseillers. Les sessions extraordinaires du Parlement se tiennent sur la base d’un ordre du jour déterminé. Lorsque ce dernier est épuisé, la session est close par décret»

Pour rappel, la vision stratégique de la réforme du système de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique 2015-2030 vise à atteindre une école nouvelle portée par trois grands fondements : l’équité et l’égalité des chances, la qualité pour tous et la promotion de l’individu et la société. Le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS) a mené de larges consultations nationales et régionales, en vue de la préparation de la vision stratégique.

En conférence de presse la semaine dernière, des présidents d’universités (CPU) du Maroc ont recommandé l’enseignement des matières scientifiques en Français à tous les niveaux d’éducation et de formation, tout en mettant en place les conditions nécessaires pour un enseignement de ces matières également en anglais.

« Pour rester dans la cohérence, tout en plaçant l’intérêt suprême du pays avant toutes autres considérations, la CPU soutient et recommande un enseignement des matières scientifiques en Français à tous les niveaux d’éducation et de formation, tout en mettant en place les conditions nécessaires pour un enseignement de ces matières également en anglais », indique dans un communiqué la CPU, qui souhaite ainsi rendre public son avis sur la question des langues d'enseignement des matières scientifiques dans le primaire et le secondaire, dans le sillage du débat sur la réforme du système éducatif.

La CPU, qui regroupe l’ensemble des Universités marocaines, soutient et recommande également un renforcement de l’enseignement de ces langues dès le niveau du primaire. Par ce biais, elle estime que « sans la maîtrise de ces dernières, il est utopique de prétendre vouloir, dans la situation actuelle, maîtriser des domaines de pointe tels que le numérique, l’intelligence artificielle, ni les technologies aéronautiques, automobiles et énergétiques ou du vivant. Or il est de notre devoir de préparer les générations à venir à faire face à l’évolution fulgurante des métiers », lit-on dans le communiqué.

Dans leurs argumentaires, la CPU explique qu’actuellement les élèves issus de l’école publique vivent une véritable fracture linguistique entre le lycée et l’université, du fait que les matières scientifiques sont enseignées en arabe pendant les cycles primaire et secondaire, alors qu’à l’université ces mêmes matières sont enseignées en Français.

Mouhamet Ndiongue



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