Sociale : gouvernement et syndicats restent inflexibles

Sociale : gouvernement et syndicats restent inflexibles

Des milliers d'enseignants marocains ont manifesté hier pour la deuxième semaine en demandant au gouvernement de les employer en tant que personnel permanent.

Il y a trois ans, le gouvernement a lancé le programme d'emploi contractuel dans le secteur public, qui a débuté dans le secteur de l'éducation. Contrairement aux enseignants réguliers qui sont embauchés et payés par le gouvernement, les enseignants contractuels sont embauchés par leurs académies. Bien que les deux aient les mêmes salaires, les enseignants contractuels n’ont pas d’assurance maladie ni d’accès aux pensions.

Des manifestations ont été organisées dans les villes de Tétouan, Oujda et Meknès, ainsi que dans la capitale, Rabat. Pendant ce temps, cinq syndicats d'éducateurs ont appelé à une grève générale dans les deux prochains jours.

La tension reste vive

La tension est remontée d’un cran dans le domaine social avec l’interruption du dialogue entre le gouvernement et les syndicats malgré la tentative de confier ce dialogue au ministre de l’intérieur et de retirer le dossier à son homologue du travail qui a échoué dans sa mission et exacerbé les antagonismes. Après le mouvement de grève observé hier dans les domaines de l’enseignement et des hôpitaux, les syndicats ont décidé de prolonger les mouvements la semaine prochaine avec notamment des arrêts de travail et des marches chez les techniciens du secteur public pour protester contre les retenues sur salaires des grévistes pour leurs actions passées au mois de février.

Tout semble donc réuni, du côté des syndicats, pour faire du printemps, la saison de la colère et des revendications en tous genres, comme prévu. Ces grèves à répétition pourraient frapper particulièrement les secteurs sensibles de la santé et de l’enseignement pour attiser l’irritation des citoyens privés de services de base. Pour obtenir gain de cause et mettre le gouvernement Elotmani au pied du mur, des voix influentes au sein des syndicats les plus représentatifs dans l’enseignement vont jusqu’à laisser empirer la situation pour qu’une année blanche soit décrétée dans le secondaire et le supérieur en raison du blocage enregistré dans la situation des enseignants contractuels qui multiplient les marches dans plusieurs villes du pays. Mais les ministres d’Elotmani restent droit dans leurs bottes et refusent tout compromis.

MN



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