Les enseignants contractuels pas heureux des déclarations de Amzazi

Les enseignants contractuels pas heureux des déclarations de Amzazi

Suites aux déclaration de Said Amzazi, les enseignants contractants ont répondu du berger à la bergère et ont vivement critiqué cette sortie avant de souligner que les déclarations de, ministre de l’Education nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, mercredi, ne faisaient qu’augmenter « la fermeté et la ténacité de la lutte et qu’ils continueront à manifester jusqu’à la satisfaction de leurs revendications », considérant que les propos du ministre manquent de confiance entre les institutions et les enseignants en exprimant leur surprise devant sa décision.

Pour rappel, lors de la conférence tenue, mercredi, Said Amzazi a été ferme quant à l’avenir des professeurs contractants, qui ne souhaitent pas rejoindre leur travail du fait que le gouvernement allait recourir à des mesures de révocation à leur encontre.

Amzazi a expliqué que c’étaient les directeurs des Académies régionales de l’éducation et de la formation (AREF) qui allaient procéder à l’exécution de ces procédures, car selon lui, « ce sont ces derniers qui les ont recrutés ». Pour le ministre, ce que mènent les enseignants du public « n’est pas une grève ». « Est-ce qu’il existe une grève qui dure quatre semaines ?», s’est-il interrogé, avant d’avancer que « c’est un abandon de poste et une suspension collective du travail».

Ainsi, le ministre réitère ses appels aux professeurs en grève pour joindre les classes, soulignant que «le gouvernement tient à l’intérêt des élèves». Selon lui, le taux d’élèves «touchés par les manifestations des enseignants contractuels a atteint 7%, soit 300 000 sur 7 millions».

Cette conférence s’est tenue en présente de Mustapha El Khalfi, ministre chargé des Relations avec le Parlement et la société civile, porte-parole du gouvernement qui soutient que «le recrutement au niveau régional est une option stratégique pour laquelle il ne faut pas faire marche-arrière». Il a ajouté que le 13 mars, les conseils administratifs des AREF s’étaient réunis et avaient «aboli le système contractuel». Il se défend par ailleurs de toute influence de la Banque mondiale, qui «aurait dicté cette politique dans le cadre de ses recommandations».

«Notre relation avec la Banque mondiale est basée sur la transparence ; le Maroc communique de manière claire sur tous les prêts qu’il reçoit et qui sont sans rapport avec le dossier des enseignants», argue le ministre

«Les raisons des manifestations et les revendications légitimes ont été traités», tranche-t-il en appelant les enseignants à «rejoindre les écoles pour qu’on ne soit pas obligé de prendre des mesures». Il affirme enfin que «les mesures qui seront prises à l’encontre de ces professeurs sont celles qui s’appliquent aux fonctionnaires publics».

La rédaction



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