Les Etats-Unis répliquent après la décision de Téhéran d’enrichir son uranium
Au lendemain de la décision de Téhéran d’enrichir son uranium à un niveau prohibé par l’accord de Vienne, Washington réplique en menaçant d’isoler davantage le pays à travers ses sanctions.
« Cette nouvelle expansion du programme nucléaire iranien conduira à un isolement accru et à des sanctions supplémentaires » de l'Iran, a affirmé Mike Pompeo, le secrétaire d’Etat américain sur Twitter, appelant les autres nations à rétablir une règle de non-enrichissement de l'uranium pour l'Iran.
En mai 2018, le gouvernement Trump a unilatéralement quitté le JCPOA, qui avait été signé par l'Iran avec le Royaume-Uni, la Chine, la France, l'Allemagne, la Russie et les Etats-Unis en 2015.
En vertu de cet accord, l'Iran était tenu de limiter le niveau d'enrichissement de son uranium à 3,67 %, et de ne pas stocker plus de 300 kg d'uranium faiblement enrichi.
L'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) a déclaré que l'augmentation du taux d'enrichissement de l'uranium au-dessus de la barre des 3,67 % visait à « satisfaire les
besoins en combustible des centrales iraniennes ».
Samedi, Ali Akbar Velayati, conseiller du Guide suprême iranien, a déclaré que l'Iran pourrait augmenter la pureté de son uranium enrichi jusqu'à 5 % dans le cadre de la décision prise par Téhéran de réduire ses engagements liés à l'accord sur le nucléaire de 2015.
Téhéran a également annoncé un peu plus tôt ce mois-ci que ses stocks d'uranium faiblement enrichi avaient dépassé le montant autorisé par cet accord.
L'expansion des activités nucléaires de l'Iran est considérée par beaucoup comme une réponse aux mesures « insuffisantes » des pays européens pour garantir les intérêts de l'Iran après la sortie américaine de l'accord.
Qu’en dit la communauté internationale ?
Le premier ministre israélien qualifie la décision iranienne de « très dangereuse », alors que la France et le Royaume-Uni, se disent « très préoccupés » par la situation, pendant que l’Allemagne incite fermement le gouvernement iranien à renoncer à enrichir l'uranium au-delà de la limite fixée par l’accord de 2015.