Tourisme : Nadia Fettah Alaoui pour le « sursaut salvateur »
Le tourisme a un impact considérable sur le développement économique du Maroc. Les avantages de ce secteur comprennent la création de revenus, la création d’emplois et des effets positifs sur l’image du pays.
Fort de cela le Maroc a mis en place un plan dénommé « Vision 2020 » visant à booster l’industrie du tourisme et récemment les Assises des industries culturelles et créatives sont venues booster et donner plus d’impact sur la politique du tourisme marocain, qui aujourd’hui est au cœur de la stratégie du développement du pays.
Fort de ces plans et initiatives, le « suplace » a été épatant au point même d'éreinter la CGEM, qui lors d'une rencontre sous le magistère de Meriem Bensalah avait même quémandé un « sursaut salvateur ». Mais rien n'y fait.
En 2018, le tourisme représentait plus de 8% du PIB du pays, chiffre qui passe à environ 15 % lorsque l'on tient compte de ses contributions indirectes aux secteurs des transports, de l'alimentation, de l'artisanat et autres domaines connexes. On estime également que le tourisme emploie plus de 2,5 millions de personnes, directement et indirectement, représentant près de 25% de la main-d'œuvre marocaine totale. Le tourisme est considéré comme un accélérateur de développement, ce qui contribue à réduire les inégalités de revenus entre les régions et offre d’autres possibilités d’emploi.
L'industrie du tourisme a longtemps été un secteur économique crucial, aux côtés de l'industrie automobile, des phosphates et de l'agriculture, aujourd’hui, la question est comment le Maroc envisage de continuer à développer son industrie du tourisme de manière durable notamment suite à la faillite de Thomas Cook qui a eu des incidents sur la politique du tourisme marocain.
C’est un vent de révolution voire de réorientation stratégique du tourisme qu’à pris ses fonction la nouvelle ministre du tourisme Nadia Fattah, qui dirigeait jusque-là le réseau Saham en Afrique, est nommée ministre du Tourisme et de l’Artisanat. A peine quelques semaines après la publication d’un nouvel organigramme du groupe sud-africain, celle que nombre d’analystes disaient ne pas être dans les petits papiers du repreneur sud-africain, sort par le haut, propulsée dans un ministère stratégique pour le royaume.
Sans couleur politique connue, NadiaFattah succède au binôme Mohammed Sajid/Lamia Boutaleb au lendemain de la faillite du tour opérateur britannique Thomas Cook aux conséquences financières lourdes pour l’hôtellerie marocaine.
Diplômée du HEC Paris (une école très prisée au Maroc) Nadia Fettah a démarré sa carrière en 1997 chez Arthur Andersen avant de fourbir ses armes dans l’assurance et le private equity sur l’axe Rabat-Paris, sa zone de confort. Repérée par Moulay Hafid Elalamy alors à la recherche de la perle rare pour stimuler son groupe, elle s’avérera être la doublure parfaite. En 2017, elle est bombardée directrice générale de Saham Finance à la faveur de démissions retentissantes de quelques têtes fortes du groupe. Son départ au moment même où Sanlam est entrain de prendre la main accélère les mutations des filiales subsahariennes à la recherche d’un nouveau chef.
Mouhamet Ndiongue