La « crise » de la communication gouvernementale réglée
Les directeurs de l’ancien ministère de la Communication, supprimé lors du remaniement, ont été notifiés de leur nouvelle tutelle gouvernementale. Selon une source au sein de l’équipe Elotmani, cette tutelle sera assurée par le ministère de la Culture, qui est également en charge de la Jeunesse et des Sports, en plus de « porter la parole » du gouvernement.
Ils sont 350 fonctionnaires, dont 80 hauts cadres, qui étaient en jachère depuis la nomination du nouveau gouvernement. Le problème est que leurs attributions concernent le public et les médias. Ainsi par exemple des autorisations d’entrée des livres et périodiques, des autorisations de tournage, de l’accréditation de journalistes étrangers et, d’une manière plus générale, de l’image du Maroc dans les médias étrangers et de la communication gouvernementale.
Ces fonctionnaires doivent impérativement disposer d’une délégation politique pour pouvoir fonctionner, et signer. Dans le cas contraire, les services sont tout simplement bloqués, ne pouvant même pas adresser des courriers car l’en-tête de leur ministère a changé, et leur ministère de tutelle a disparu.
Il reste donc, après l’installation l’an dernier du Conseil national de la presse, à délimiter les périmètres d’action de ces directions. L’affaire est traitée au niveau de la présidence du gouvernement, et selon notre source, les choses se clarifieront dès demain ou, au plus tard, en début de semaine prochaine.
Contactée par nos soins, la direction de la Communication relevant du défunt ministère, n’a pas répondu à nos sollicitations.
AB