100 villes en 100 jours pour le RNI, démarrage à Demnate

100 villes en 100 jours pour le RNI, démarrage à Demnate

Le RNI semble bien décidé à rompre avec cette image qui lui colle, celle du parti qui n’agit qu’en période électorale. Il multiplie les rencontres et les réunions en province, directement avec l’habitant, pour recueillir ses doléances et tenter d’y répondre. Le parti dirigé par Aziz Akhannouch vient de lancer son programme 100 villes en 100 jours, inauguré sobrement à Demnate, dans la province d’Azilal, lors d'un meeting à taille humaine. Sera-t-il convaincant ? Réponse dans quelques mois.

Ainsi, dans la bonne et très calme ville de Demnate, créée apprend-on un demi-siècle avant Marrakech, quelques 200 à 250 personnes étaient au rendez-vous, sous le chapiteau installé dans la maison des jeunes. C’est l’ancien ministre Mohamed Boussaïd qui est à la manœuvre pour la coordination de ce programme, et il était là pour expliquer le mode de fonctionnement. Des questions sont posées à la salle sur la ville, et les habitants ont exprimé leurs attentes et leurs sujets de préoccupation.

Mais comme toujours dans ce type de rencontres, les demandes personnelles prennent le pas sur les préoccupations collectives, partagées et dûment relevées par le staff du RNI présent, qui a été renforcé par Rachid Talbi Alami et par Aziz Akhannouch, venu plus tard. Les cadres du parti ont fait le tour des tables, tablettes en main, pour recueillir les réponses qui ont été dévoilées par la suite, et qui font état de demandes pressantes, habituelles dans le royaume, désenclavement de la ville, opportunités d’emploi, éducation…

Ainsi, certains participants ont demandé au ministre-capitaine d’industrie d’investir dans leur bonne ville, et d’autres se sont enquis du sort du programme de développement rural à Demnate, une ville réellement laissée en marge du développement national, par ailleurs très perfectible. On a contesté le manque de médecins dans les centres locaux, on a fulminé contre les ambulances payantes, on a proposé de réformer l’action éducative dans la ville, en désengorgeant les classes et en désignant des enseignants de la ville…

Les orateurs qui se sont succédé au pupitre ont tous insisté sur le fait que la politique régionale ne saurait ni ne devrait être conçue, décidée au centre. Il est important, expliquent Rachid Talbi Alami et Mohamed Boussaïd, d’aller vers les gens, leur demander quels sont leurs besoins, et y répondre d’une manière ciblée.

Aziz Akhannouch a bien insisté que les élections sont encore loin, rappelant le discours royal devant le parlement, et a martelé que le travail actuel de son parti est une action de proximité et absolument pas partisane. « Si d’autres partis viennent prendre connaissance de vos revendications exprimées ici et qu’ils règlent les problèmes, nous en serions très heureux », a rappelé le ministre de l’Agriculture, qui a indiqué que le RNI sera présent, avec ses cadres, ses dirigeants et ses ministres dans trois villes par weekend, ce qui fait cent à fin juin, un an pile avant les élections…

Les gens de Demnate, pour leur part, semblent confiants, mais réclament un interlocuteur permanent pour échanger avec lui et faire remonter les informations et les demandes… Ainsi de ce jeune doctorant en neurosciences, ou cette mère de famille dont le fils a été démobilisé de l’armée et qui cherche âprement une autorisation pour avoir un tricycle…

On retiendra également de cette courte journée, sobre et studieuse, que tant Aziz Akhannouch que Rachid Talbi Alami ont tenu à répondre par l’hymne national à ceux qui brûlent le drapeau (à Paris) ou qui s’en prennent aux institutions nationales (le clip actuellement en tendance de Weld Lgriya et ses amis).

AB



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