Avortement : le PJD lance une croisade contre le mémorandum du CNDH
En réunion avec le Comité national, le secrétaire général du PJD Saadeddine Elotmani a appelé les membres de son parti « à être fiers de leur pays », ajoutant que « malgré les difficultés qui nous entourent au niveau international et régional, notre pays reste sur des avancées ».
Tenu le samedi 2 novembre 2019 à Rabat, M. Elotmani a souligné que le Maroc occupait actuellement une place de choix dans divers domaines, soulignant qu'il se classait au troisième rang des pays africains pour le climat des affaires, le deuxième en termes d'attraction d'investissements étrangers et d'exportation de voitures et de structures routières. Et la structure du port et l'extension des chemins de fer.
S'adressant aux membres, il a déclaré: « Vous devriez être fiers de votre parti, de ses réalisations et de son rôle dans l'arène politique. » Il leur a demandé de « continuer à diffuser l'esprit de positivité, l'espoir et l'optimisme, un esprit qui valorise les aspects positifs et tient compte des déséquilibres et des imperfections.
Au cours de cette réunion, le pjdiste en chef ne s’est pas caché pour donner son point de vue sur le sujet brûlant de l’actualité, notamment avec la sempiternelle question des libertés individuelles.
Suite à la sortie de la CNDH avec son mémorandum sur les libertés individuelles, le secrétaire général du PJD n’y est pas allé de main morte et déclare que « le PJD n’accepterait jamais d’aller à contre-courant de ses «principes basés sur l’Islam»
Pour le PJD, la position officielle du Maroc sur l’avortement a déjà été clairement exprimée lors du débat national qui a précédé la réforme du code pénal actuellement en vigueur dans le pays. Pas question donc de «retourner en arrière», déclare-il.
Cette déclaration de M. Elotmani entre dans le cadre de l’offensive que s’apprête de déclencher le PJD pour ou contre la future proposition de loi sur l’avortement initiée par la CNDH au parlement. Et pour couper l’herbe sous le pied de la CNDH, il rappelle que «il y a déjà eu un accord grâce au travail de la commission tripartite comprenant le CNDH, le ministère des Affaires religieuses et celui de la Justice, sous la supervision royale». Et pour fermer définitivement le sujet, «Nous ne permettrons pas la réouverture de ce débat, et nous n’y serons pas partie prenante».
Actuellement en majorité au parlement avec 125 sièges sur 395, le PJD est parti pour bloquer le projet de loi initié par la CNDH.
Mouhamet Ndiongue