Coronavirus : le gouvernement réquisitionne le stock de Nivaquine
Alors que plusieurs pays dont la France jugent encourageants les tests effectués à base de chloroquine sur les malades atteints du Covid-19, le gouvernement marocain a acheté les stocks de Nivaquine, un médicament antipaludéen produit à base de chloriquine par le groupe français Sanofi.
La chloroquine est-elle la nouvelle arme contre le Covid-19 ? Le gouvernement marocain en est convaincu, alors que les chercheurs français en sont encore à la phase de test. Le ministère marocain de la Santé vient de racheter au laboratoire français Sanofi l'ensemble du stock de Nivaquine, un médicament à base de chloroquine, produit dans ses usines de Casablanca.
Sanofi Maroc a confirmé à RFI l'opération, la bonne opération même, puisqu'elle se double d'une commande supplémentaire. Dès mercredi, le Premier ministre marocain sur son compte Twitter affirmait que tous les malades du Covid-19 seraient traités au Plaquenil, médicament lui aussi à base de chloroquine.
Reste que la Nivaquine achetée par l'État marocain était destinée à l'exportation vers l'Afrique sub-saharienne. Mais à ce propos, Sanofi nous indique qu'elle continue à produire et exporter un autre anti-paludéen, l'ASAQ à base d'artémisinine, vendu dans une trentaine de pays du continent et pour lequel aucune rupture de stock n'est à redouter.
Mise en garde
Dans un communiqué, le ministère de la Santé met en garde contre l'achat et l’usage, sans prescription médicale des médicaments. « Contrairement aux informations qui circulent sur les réseaux sociaux, le médicament anti-paludique, à base de chloroquine, fait toujours l'objet de tests cliniques dans de nombreux pays », alerte le ministère.
La chloroquine pourrait être prescrite selon un protocole médical établi par une commission scientifique nationale, en priorité pour le traitement des patients hospitalisés, affirme la même source, a rapporté Médias24.
MN