L'activation de la LPL du FMI décidée, mais compliquée...
La commission des Finances de la Chambre des représentants vient d'adopter aujourd'hui le décret-loi 2.20.320 qui autorise le gouvernement à dépasser le montant des emprunts extérieurs tels que prévus dans la loi de Finances 2020 avec un plafond de 31 milliards de DH. Avec la situation créée par la pandémie du Covid-19, l'activité économique souffre, et la balance des paiements subit une tension croissante. Le Maroc doit donc faire montre de capacités à gérer ces chocs imprévus. Le gouvernement a donc demandé l'activation de la Ligne de Précaution et de Liquidité ouverte auprès du FMI en 2018, soit 3 milliards de dollars, mais les choses se sont compliquées pour une raison inconnue.
Initialement, le projet de décret-loi prévoyait une politique d'austérité pour aider le gouvernement à affronter les menaces de la pandémie. Les dépenses d'investissement devaient ainsi être suspendues, et leurs crédits réaffectés vers des secteurs prioritaires comme la Santé. Mais changement de cap en cours de chemin, et l'austérité n'est donc pas passée, sans que le gouvernement n'avoue son recul sur la question.
Concernant la LPL du FMI, l'information était disponible la semaine dernière, et le principe allait en être annoncé normalement par le FMI samedi dernier 4 avril, à travers un communiqué, la partie marocaine ayant décidé de maintenir le secret le plus longtemps possible sur cette affaire. Mais cette activation ne s'est pas faite non plus, laissant penser à une complication de dernière minute entre Rabat et le FMI.
AB