L’annulation de la célébration de Aïd Al-Adha « serait un désastre »
Le Parti politique de l’avant-garde démocratique et socialiste (PADS) a appelé à l’annulation de la célébration de Aïd Al-Adha en guise de mesure de prévention contre la propagation du Covid-19.
« Les Marocains, dans leur grande majorité, n’ont pas les moyens d’acheter le mouton de l’Aïd. Et même pour ceux qui en ont la possibilité pécuniaire, feront mieux de consacrer le prix d’achat de la bête, destinée au sacrifice, au Fonds spécial de lutte contre le coronavirus », a appelé le parti dans une lettre ouverte adressée à l’Exécutif.
Le PADS a rappelé qu’une telle mesure avait été prise dans le passé que ce soit pour cause de guerre ou de sécheresses persistantes.
Abdel Fattah Ammar, président de la Chambre d’agriculture de la région de Casablanca-Settat, a estimé que prendre la proposition du Parti de l’avant–garde démocratique et socialiste concernant l’annulation de l’Aïd al-Adha pour cette année, en raison de la pandémie du coronavirus (Covid-19), « serait un désastre » pour l’agriculteur marocain.
Le président de la Chambre d’agriculture a déclaré, dans un communiqué à Hespress, que l’agriculteur marocain vit une situation exceptionnelle depuis trois ans à cause de la sécheresse, en plus de la fermeture des marchés pendant cette période, ce qui lui fera subir une catastrophe et une grande perte en cas d’annulation de l’Aïd al-Adha.
Ammar a souligné que les parties nationales ont le droit de soumettre des demandes et des propositions sur toute question, mais à travers la référence faite par le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, il semble que la fête du mouton soit toujours d’actualité, et la tendance n’est pas à l’annulation.
Ce dernier a indiqué que l’annulation de l’Aïd al-Adha exige que le gouvernement soit prêt à indemniser les éleveurs et la kassabah sur la tête des moutons qu’ils apportent à ce rituel religieux. Ainsi, il demande de ne pas se précipiter et de ne pas prendre une décision qui pourrait être désastreuse pour l’agriculteur marocain. Il espère, dès lors, que les agriculteurs soient entendus et pris au sérieux car ils subissent déjà les affres du déficit pluviométrique.