Les compagnies de transport jugent drastique le protocole sanitaire

Les compagnies de transport jugent drastique le protocole sanitaire

Le secteur du transport a été durement touché par la crise due au nouveau coronavirus, qui a paralysé le trafic, laissant de nombreux professionnels du secteur sans emploi. Suite à plus de 3 mois d’arrêt d’activité dû au confinement, les professionnels du transport, qui mettent en avant des «conditions paralysantes», refusent la reprise autorisée par le ministère de l’Équipement et des Transports. Interpellé par les groupes parlementaires de la Chambre de conseillers, Abdelkader Amara, ministre de la tutelle, apporte ses clarifications.

Les sept organisations professionnelles ont exprimé conjointement dans un communiqué le 24 juin leur frustration face aux nouvelles spécifications de travail, qu’elles considéraient comme des «conditions paralysantes».

Plus tôt cette semaine, le ministère des Transports a annoncé la reprise des déplacements interurbains à partir du 24 juin et des déplacements dans les régions de la zone 1. Pour se rendre dans les régions de la zone 2, les voyageurs doivent être titulaires d'un certificat de travail justifiant de leur déplacement ou d'une autorisation exceptionnelle délivrée par les autorités compétentes.

Le ministère des Transports a défini les mesures préventives COVID-19 que les entreprises doivent respecter afin de reprendre les activités de transport et de remettre leur personnel au travail. Les professionnels du transport sont appelés à limiter leur capacité passagers à 50% sans augmentation significative des prix.

Le ministère a également précisé que les opérateurs de transport de passagers et de touristes doivent tenir des listes contenant les informations personnelles des passagers - y compris le numéro d'identification, le nom et le numéro de téléphone - à archiver pendant une période d'au moins un mois.

En vertu de cette exigence, les guichets des gares routières doivent établir trois exemplaires des listes. Le premier exemplaire sera remis au directeur de la gare routière, le second au chauffeur de bus, tandis que le troisième sera conservé par le caissier.

Les sociétés de transport ont déclaré que les conditions n'étaient pas favorables pour compenser leur suspension de travail de trois mois qui avait entraîné de graves pertes de revenus. Ils ont également fait valoir que travailler dans de telles conditions les empêchait non seulement de s'acquitter de leurs obligations financières, mais aussi de maintenir l'emploi des travailleurs dans le secteur et les services vitaux liés aux transports.

Amara, ministre des Transports, réagit

Pour Abdelkader Amara, ministre de la tutelle, qui rassure être «conscient des difficultés causées par ces mesures... qui restent nécessaires durant cette période, afin d’éviter les risques de nouveaux foyers de contamination», les cahiers des charges, «élaborés suite à des consultations avec les opérateurs», sont importants. Selon l’Économiste, Amara, interpellé par les groupes parlementaires de la Chambre de conseillers sur les mesures de relance de ce secteur, a expliqué que par exemple, «les exigences de traçabilité permettront d’identifier rapidement les personnes en contact d’un cas positif». En ce qui concerne l’obligation de réduire la capacité à 50%, a souligné qu’il est «impossible de faire marche arrière actuellement. Mais ce taux peut être augmenté en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique».

Mouhamet Ndiongue



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