Ouverture des mosquées : les oulémas tempèrent la grogne des fidèles
Un groupe du Conseil supérieur des Oulémas de diverses régions du Royaume a confirmé que les mosquées ne peuvent pas être ouvertes dans les circonstances actuelles, en raison de la difficulté de mettre en œuvre un certain nombre de procédures. Les motifs avancés sont entre autre la détermination du taux de fréquentation à cinquante pour cent, pendant les prières du vendredi, ainsi que la distance physique entre les fidèles lors des prières, en plus de la difficulté de stérilisation des mosquées après chaque prière, d'autant plus qu'elles comptent plus de cinquante mille mosquées et avec un rythme de cinq fois par jour.
Les conseils scientifiques locaux de la région de Fès ont déclaré dans un communiqué que d'autres difficultés sont actuellement confrontées à l'ouverture des mosquées, notamment «la difficulté de se soumettre au contrôle sanitaire à chaque entrée, ainsi que la difficulté de définir les voies d'entrée et les autres sorties dans les mosquées, en plus de la difficulté de stériliser les chaussures et de stériliser les lieux pour les mettre à tout moment, mais surtout de la difficulté de contrôler les fidèles à l'intérieur des mosquées ».
Malgré les explications des Oulémas, le mécontentement grandit chez les fidèles. Dans des tribunes relayées par Howiyapress, média, vues par Yabiladi, ces milieux jugés salafistes marocains mettent sur un même pied d’égalité «le besoin des citoyens de fréquenter les mosquées» et celui de «disposer d’établissement d’enseignement et d’hôpitaux et centres de soins», entre autres.
Selon Howiyapress, Hassan Kettani explique que la distanciation physique n’annule pas la prière en groupe dans une mosquée, en justifiant cela par des versets du Coran et des hadiths. D’autres rappellent que « le coronavirus ne différencie pas entre mosquée, usine, centres commerciaux, cafés et bains maures».