« Icram 2 » pour réduire les inégalités sociales et territoriales
Le Programme national intégré d’autonomisation économique des femmes (PNIAEF) à l’horizon 2030 incarne l’approche pour la mise en place de stratégies, politiques et programmes publics en matière de développement durable, visant à honorer les engagements du Royaume sur les plans national, continental et international, a souligné, mardi le chef du gouvernement Saâdeddine Elotmani.
Dans son allocution à l’occasion de la 5e réunion de la Commission ministérielle du plan gouvernemental de l’égalité “Icram”, M. Elotmani a souligné que ce programme renforce le choix résolu du Maroc en faveur de l’autonomisation juridique et institutionnelle de la femme marocaine – conformément aux dispositions de la Constitution de 2011 édifiant les principes d’égalité des droits et des libertés – ainsi que l’aspiration du Royaume à l’équité et à la mise en œuvre de ces principes.
Le programme gouvernemental 2016-2021, dont le premier axe est consacré aux objectifs de la sauvegarde des droits et de la dignité des citoyens et la promotion des libertés et de l’égalité et qui prévoyait un deuxième plan gouvernemental pour l’égalité (Icram 2) pour l’appui à l’intégration économique des femmes et leur autonomisation dans le domaine du développement.
Aujourd’hui, le Maroc s’est doté en effet d’une politique publique intégrée en matière d’égalité, à savoir le plan gouvernemental pour l’égalité « Icram 2 » qui a été adopté lors de la dernière réunion de la Commission ministérielle, tenue le 20 juillet 2018, après une année de consultations menées selon une approche participative.
Ce plan est basé sur une programmation axée sur les résultats, le suivi et une approche sectorielle pour sa mise en oeuvre, ce qui devrait favoriser une gestion efficace des besoins des citoyennes et de réduire les inégalités sociales et territoriales, a-t-il expliqué, rappelant aussi l’adoption de la loi 103.13 relative à la lutte contre les violences faites aux femmes.
L’adoption du PNIAEF permettra ainsi d’entamer une nouvelle étape qui traduit la vision gouvernementale dans ce domaine, a-t-il noté, relevant que le programme représente une continuité d’une dynamique multidimensionnelle entamée par le Royaume depuis des années à travers notamment la mise en place du code de la famille, la réforme de la loi pénale relative à la protection des femmes victimes de violence et la promotion de la présence des femmes dans les postes de responsabilités au sein des institutions constitutionnelles et autres.