L’opposition présente un mémorandum sur les réformes politiques et électorales

L’opposition présente un mémorandum sur les réformes politiques et électorales

Les partis Authenticité et Modernité (PAM), de l’Istiqlal (PI) et du Progrès et du socialisme (PPS) ont appelé à la nécessité de revoir la loi sur les partis politiques, afin de répondre à l’esprit du choix démocratique apporté par la Constitution, d’assurer l’autonomisation des partis et de renforcer leurs fonctions constitutionnelles et politiques en matière d’encadrement des citoyens.

Dans un mémorandum sur les réformes politiques et électorales présenté, mercredi, lors d’une conférence de presse, ces partis de l’opposition ont insisté sur l’impératif de conclure un nouveau contrat politique et de capitaliser le haut niveau de patriotisme généré par la pandémie du coronavirus, afin de mener des réformes politiques et institutionnelles, de renforcer les rôles constitutionnels des partis et d’entreprendre une rupture avec certaines pratiques qui portent atteintes au processus politique et démocratique.

Ils ont, également, plaidé en faveur « d’un remodelage de la relation des médias publics avec les partis politiques, en soutenant le pluralisme politique, l’ouverture sur les divers courants d’opinion et d’expression, le renforcement de la présence des médias politiques dans les programmes d’information et les magazines, le changement de l’approche stéréotypée dans le traitement de la matière partisane et politique et l’accompagnement du champ politique, social et économique actuel et de ses diverses interactions ».

Les trois partis ont dans leur mémorandum proposé entre autre sujet la détermination de la date du scrutin dans le cadre de la commission électorale nationale, le maintient du mode de scrutin « uninominal/de liste » pour les élections communales, le renforcement de la participation des femmes et des jeunes, la consécration juridique de la représentativité féminine au sein des conseils des préfectures, des provinces et des chambres professionnelles

Les trois partis ont proposé de créer la commission électorale nationale régie par la loi en tant qu’organe chargé de la coordination, du suivi et de l’accompagnement du processus électoral, ayant un caractère mixte et composée de comités provinciaux.

En outre, il a été proposé un seuil électoral et financier unifié à 3%, quelles que soient la dimension et la nature de la circonscription électorale concernée. Le PAM propose, de son côté, la suppression totale du seuil électoral.

Avec MAP



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