Génération Green : Bientôt une étude sur la territorialisation de l’agriculture

Génération Green : Bientôt une étude sur la territorialisation de l’agriculture

La stratégie agricole « Génération Green » prend forme. Le ministère de l’Agriculture étudiera prochainement la territorialisation de l’agriculture marocaine relative à la « Génération Green ». Cette étude se basera sur des réflexions approfondies destinées à mettre en place des outils régionalisés d’aide à la décision, en cohérence avec la nouvelle stratégie, et adaptés aux processus de planification établis dans le cadre de la décentralisation régionale.

Avec « Forêts du Maroc », le Génération Green 2020-2030 » lancée le 13 février par le roi Mohammed VI. Élaborées « conformément aux orientations royales », ces stratégies visent à faire émerger une nouvelle « classe moyenne agricole ». Celle-ci devra être « à l’image de la classe moyenne urbaine et du rôle clé qui lui est dévolu ».

Selon le département de l’Agriculture, «La territorialisation de l’agriculture vise à adapter les politiques agricoles aux potentialités territoriales du pays. Elle tient compte des grands ensembles agro-écologiques qui s’apprêtent à une révision sur la base de la nouvelle donne du changement climatique». Ainsi, la territorialisation de l’agriculture relative à la stratégie Génération Green (nouveau Plan Maroc Vert) rentre dans le cadre des études socio-économiques, qui constituent des leviers stratégiques des politiques agricoles, rapporte Aujourd’hui Le Maroc.

Pour la « Génération Green », les objectifs sont ambitieux. Le PIB agricole attendu est de « 200 à 250 MMdh à l’horizon 2030 », avec une multiplication des exportations. La nouvelle classe moyenne agricole devra concerner « 350 000 à 400 000 ménages ». Un million d’hectares seront mobilisés pour quelque 350 000 jeunes entrepreneurs agricoles. 133 000 hectares de forêts doivent être repeuplés d’ici 2030, avec la création de 27 500 nouveaux postes. Ou encore, la production et l’écotourisme des forêts seront développés pour atteindre « une valeur marchande de 5 MMdh ».

«Parce qu’elle tient compte des systèmes agro-écologiques et des possibilités différenciées des diverses régions agricoles du pays, elle apporte un outil pour développer la compétitivité des territoires et ainsi placer l’agriculture dans les meilleures conditions pour répondre aux demandes des marchés extérieurs et intérieurs», développe le département d’Aziz Akhannouch.

Et parce que la territorialisation implique «nécessairement» la prise en compte des interactions de l’agriculture avec toutes les composantes des milieux naturels, elle répond, selon le ministère, aux nécessités de la durabilité et de la préservation du patrimoine environnemental.

MN



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