Une étrange affaire judiciaro-immobilière, impliquant une notaire, à Casablanca…
Des ventes immobilières, de grands promoteurs nationaux, une notaire connue et des dizaines de millions de dirhams dans la nature… en réalité entre l’étude notariale et les vendeurs. Voilà l’étrange affaire qui secoue discrètement le landerneau judiciaro-immobilier à Casablanca. Une discrétion étrange qui cache plus qu’elle ne révèle…
Selon les promoteurs immobiliers contactés, la notaire (dont nous ne publions pas le nom en raison de plusieurs zones d’ombre sur sa responsabilité) aurait perçu la totalité des sommes correspondant aux ventes immobilières, soit près de 70 millions de DH. Une banque est également engagée, qui a accordé des crédits à des clients acheteurs.
Nous sommes au tournant des années 2019 et 2020. La notaire aurait reçu les fonds et plusieurs transferts de propriété auraient été effectués, mais les vendeurs n’ont toujours pas reçu leur dû, et elle a disparu. Plusieurs promoteurs ont malgré tout accepté les transferts, pour ne pas léser les acheteurs et aussi pour préserver leur réputation commerciale.
Que s’est-il donc passé ? Contacté par Panorapost, un responsable de la Chambre notariale explique que cette dernière, dès réception des premières réclamations, puis plaintes, s’est empressée de fermer l’étude, ainsi que le veut la procédure notariale, les notaires étant des fonctionnaires publics nommés par dahirs car détenteurs de l’argent public. Quant à la notaire, âgée de plus de 60 ans, elle reste introuvable, des sources affirmant qu’elle est dans une situation sanitaire et psychologique difficile. Mais personne de ceux qui la connaissent ne remet en cause son intégrité et sa probité dans le passé, le présent et le futur étant toujours incertains….
Est-donc pour cela que la justice, que les protagonistes disent tous informée, n’a pas lancé ses investigations ? Est-ce pour cette raison que les personnes contactées semblent ressentir une certaine gêne à l’évocation de cette affaire ? Nul n’en sait rien, ou ne veut rien dire, mais ce que l’on sait est que l’étude est toujours fermée et que c’est derrière ses portes que la vérité sur ce qui s’est produit se dissimule.
Il appartient à la justice de faire son travail, à la Chambre notariale de s’en assurer, pour qu’acheteurs, vendeurs et banque ne se retrouvent pas tous, d’une manière ou d’une autre, lésés.
AB