Mutation du coronavirus : "Trop tôt pour tirer des conclusions" selon l’OMS
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé vendredi qu’il est trop tôt pour interpréter les conséquences d’une éventuelle mutation du coronavirus chez les visons élevés au Danemark, notant qu’"à l’heure actuelle il n’y a aucune preuve qu’elle ait un impact sur la transmissibilité ou la gravité du virus".
« Nous n’avons aucune indication pour le moment. Et il est trop tôt pour tirer des conclusions sur les implications de cette mutation spécifique, que ce soit pour la transmission, la gravité ou pour la réponse immunitaire et l’efficacité potentielle d’un vaccin », a déclaré la scientifique en chef de l’OMS Soumya Swaminathan, lors d’une conférence de presse à Genève.
L’agence onusienne dit collaborer avec son branche européenne, d’autres organisations internationales et les gouvernements de plusieurs régions où des fermes de visons sont nombreuses pour évaluer la menace bio-sécuritaire et sanitaire.
« Nous travaillons avec les bureaux régionaux … là où il y a des élevages de visons, et nous nous penchons sur la biosécurité et la prévention des débordements », a précisé Maria van Kerkhove, la responsable technique de l’OMS pour la Covid-19.
L’objectif pour l’OMS est de prévenir d’autres « retombées » après que le Danemark a ordonné l’abattage de visons en raison d’une épidémie d’infections à coronavirus chez les animaux.
Mme van Kerkhove a ajouté que la transmission du virus entre les animaux et les humains était « préoccupante », mais « le risque est beaucoup plus faible chez les animaux autres que le vison ».
Le Danemark a annoncé mercredi l’abattage massif de tous les visons du royaume, à la suite de la découverte d’une mutation transmissible à l’homme, qui a déjà été décelée chez douze personnes, dont onze cas dans cette région et un dans une autre.