La Fondation OCP lance "Restore Africa Soils"
Dans un contexte international inédit de pandémie Covid-19 et de confinement des populations à l’échelle mondiale, la Fondation OCP, acteur engagé pour le développement du secteur agricole africain, continue d’œuvrer pour assurer la continuité de ses actions menées au profit de ses partenaires en Afrique Sub-saharienne, notamment en termes de formations, d’échanges scientifiques et d’accompagnement de ses partenaires institutionnels locaux.
La Fondation OCP a indiqué, ce lundi, qu’un dispositif d’échange a été mis en place avec l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) pour permettre aux chercheurs africains et partenaires du Groupe OCP de communiquer autour de l’état d’avancement des projets de cartographie des sols lancés conjointement et localement.
«Ce programme permet aux différents interlocuteurs de partager leurs expériences respectives et bonnes pratiques en la matière (Echantillonnage, analyse au laboratoire,) mais aussi d’assurer une continuité dans la formation sur la fertilisation raisonnée, sur les systèmes d’information géographiques et sur le contrôle de la qualité des fertilisants», indique la fondation dans un communiqué.
Lancé en Mai 2020, ce dispositif intitulé «Restore Africa Soils» bénéficie du soutien et de l’expertise du Tekalign Mamo Centre de recherche sur les Sols et Fertilisants en Afrique (CESFRA), laboratoire de référence de l’UM6P en matière de recherche dans le domaine de la fertilisation raisonnée. «Il permet d’alimenter continuellement une Data Bank consacrée aux sols Africains assurant ainsi un réel partage d’expertises et de «best practices» sur le sujet», ajoute-t-on.
Une première rencontre a été organisée le 8 octobre dernier par la Fondation OCP sous la thématique «Projets de carte de fertilité - Le Cas du Togo», alors qu’une deuxième rencontre est programmée le 3 décembre 2020, et concernera la mise en œuvre du projet de carte de fertilité au Burkina Faso.
«Grâce à ses différentes actions sur le continent africain, la Fondation promeut la création d'outils stratégiques d'aide à la décision en termes de politiques agricoles», rappelle-t-on encore.
A ce jour, «près de 3,5 millions d’hectares sont concernés par les travaux de cartographie des sols en Afrique subsaharienne, plus de 220 cadres formés et 17 laboratoires fixes et mobiles ont été équipés, en vue de l’émergence d’une agriculture durable et résiliente en Afrique», conclut le communiqué.