L'ancien ministre Mohamed Louafa est mort
L’ancien ministre Mohamed Louafa est décédé ce matin à Rabat, à l’âge de 72 ans. Istiqlalien de la première heure, gendre d’Allal el Fassi, il était connu pour sa gouaille et son engagement toujours souriant, doublé d’un franc-parler assez inhabituel sous nos tropiques.
Fils d’un préposé communal du temps du Protectorat, Mohamed Louafa s’est hissé jusqu’aux plus hautes fonctions publiques, ayant été ambassadeur en Iran, en Inde et au Brésil dans les années 2000, avant de devenir ministre de l’Education nationale dans le gouvernement Benkirane I, puis des Affaires générales dans Benkirane II.
Mohamed Louafa fut également maire de Marrakech neuf années durant, de 1983 à 1992, tout en représentant sa ville natale au parlement en tant que député. Et avant cela, il avait donné un coup d’accélérateur à sa carrière en étant secrétaire général de l’Union générale des étudiants du Maroc (UGEM), à la fin des années 60.
De son passage au gouvernement, les Marocains retiendront ses « gaffes » à répétition, qui n’étaient pas tant des maladresses que des sorties bien calculées de sa part, faisant rire mais envoyant des messages. Ministre de l’Education nationale, il avait commencé à mettre de l’ordre dans ce secteur avant d’en être promptement dégagé pour aller aux Affaires générales.
Là, il a eu la haute main sur la décompensation des hydrocarbures, une politique dont il fut l’initiateur et le chef d’orchestre.
En 2013, quand l’ancien secrétaire général de l’Istiqlal Hamid Chabat avait décidé la sortie du parti de la majorité et du gouvernement, Mohamed Louafa, Istiqlalien incontesté et apprécié, avait frondé et refusé d’obtempérer, et cela lui avait coûté son appartenance au parti.
Mais un Istiqlalien comme Mohamed Louafa le reste, comme il le disait lui-même. Paix à son âme. Panorapost présente ses condoléances à sa famille et au parti pour lequel il a toujours milité.