Said Ibrahimi CFC: "Impératif de changer les récits négatifs sur l’Afrique"

Said Ibrahimi CFC: "Impératif de changer les récits négatifs sur l’Afrique"

Le directeur général de Casablanca Finance City Authority (CFCA), Said Ibrahimi, a affirmé, mardi du webinaire CFC Talks, que la contribution à l’intégration économique et politique de l’Afrique, en tant que continent hétérogène et convoité, est la responsabilité de chacun et l’affaire de tous.

“Alors que nous célébrons cette journée de l’Afrique à l’ombre de la pandémie du Covid-19, nous sommes amenés plus que jamais à s’engager en vue d’enclencher une dynamique de croissance soutenue et inclusive à notre continent”, a dit M. Ibrahimi lors de ce webinaire tenu sous le thème “CFC Talks: Special Africa Day”.

Selon lui, il est impératif de changer les récits véhiculés qui ont dépeint un large éventail de points de vue négatifs sur l’Afrique, notamment un taux élevé de pauvreté et de mortalité, un très faible développement ou encore un taux élevé de migration forcée. Le DG de CFCA a, dans ce sens, souligné la nécessité de mettre en place des actions à même de libérer la croissance et par ricochet, desserrer l’étau sur tous les autres paramètres.

Pour sa part, le directeur général d’Engie North Africa, Philipe Miquel, a relevé que dans ce contexte encore fragile et incertain, le continent africain se doit de repartir d’un nouveau pied et se restructurer, à travers une feuille de route qui place l’innovation et la bonne gouvernance au cœur des préoccupations.

“Si nous regardons l’espace où Engie a l’habitude de construire de gros plans électriques qui alimentent son réseau en Afrique, nous nous apercevons que de plus en plus de ses clients deviennent aujourd’hui producteurs de leur propre besoins” a-t-il expliqué, ajoutant que “le monde de demain dans l’espace énergétique sera basé sur un partage de l’énergie entre les différents utilisateurs”.

Il a, à cet effet, fait savoir que l’orientation stratégique d’Engie en tant qu’opérateur des services énergétiques, sera axée sur les marchés qui sont actuellement ou potentiellement importants et disposent de profils de croissance attractifs et d’un cadre réglementaire transparent et stable.

S’attardant sur les résolutions à même de donner “un punch” au décollage économique et au développement du continent, M. Miquel a mis en avant la nécessité de combiner des infrastructures de pointe à des solutions purement dédiées à l’Afrique, en plus de réduire la fracture numérique et miser sur la transformation digitale.

Dans le même sillage, Raza Hasnani, Managing director, head of infrastructure investments chez Africa50, a expliqué que pour développer le continent, il serait “judicieux” de s’attaquer aux infrastructures publiques, qui constituent “le besoin le plus urgent” de l’Afrique, en vue non seulement de générer des gains de productivité, mais également de croissance inclusive pour les populations du continent.

De l’avis de M. Hasnani, les infrastructures devraient être un élément clé de tout programme de relance post-covid, notant dans ce sens la nécessité d’attirer des capitaux du secteur privé en dépit des ressources limitées du gouvernement.

Et de soutenir que les opportunités d’investissement se font de plus en plus nombreuses au sein du continent aussi bien dans les secteurs traditionnels, comme l’énergie les transports et l’industrie que les secteurs émergents, notamment les technologies de l’information et de communication et la fintech qui commencent à avoir le vent en poupe dans plusieurs pays.

C’est dans ce sens qu’il a fait observer qu’Africa50, plateforme d’investissement en infrastructures, contribue largement à la croissance de l’Afrique en développant et en investissant dans des projets rentables, relevant que celle-ci sert de catalyseur aux capitaux du service public et mobilise le financement du secteur privé grâce à des retours financiers et un impact différencié.

Et d’ajouter qu’ Africa50 mobilise des fonds non seulement auprès des États africains et des institutions financières internationales, mais également auprès d’investisseurs institutionnels tels que les fonds de pension et les fonds souverains, les compagnies d’assurance et d’autres entités du secteur privé.

CFC Talks-Africa Day est une innovation conçue et portée par la place financière de Casablanca dans le but d’apporter un éclairage nouveau sur les opportunités et défis de l’Afrique dans les domaines des infrastructures, de la transformation digitale et de la finance verte et ce, dans un contexte post-covid où la place financière du Maroc entend jouer avec ses entreprises membres un rôle clé dans le déploiement des plans de redressement, de relance ou de sortie de crise des pays africains.



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