Les Marocains privilégient encore le cash dans leurs transactions
Bank al-Maghrib a publié un rapport sur les moyens de paiement, et les incidents de paiement aussi, pour l’année 2016. Il en ressort que si la modernisation de ces paiements est en cours, à vitesse avantageuse, il n’en demeure pas moins que les Marocains préfèrent encore les règlements en liquide, et donnent encore plus de chèques en bois.
En effet, souligne le rapport, l’économie marocaine reste encore largement dominée par le cash, même si le rythme de progression de la demande de cash s’est contracté évolution s’expliquant par le ralentissement de la croissance économique et la baisse des activités agricoles. A fin 2016, la demande de cash représentée par les billets et pièces de monnaie en circulation s’est établie à 216 milliards de DH soit l’équivalent de 1,5 milliard de billets et 2,6 milliards de pièces. Son rythme de progression qui s’est décéléré en revenant de 7,4% à 4,8% en termes de valeur et de 5,3% à 2,2% en termes de volume.
De leur côté, les échanges des moyens de paiement scripturaux ont progressé en en nombre d’opération de 22,8%, par rapport à 2015, soit une moyenne de 5,5 transactions par an et par habitant.
Pour la première fois, en 2016, le chèque a cédé sa pole position au profit du virement qui représente en nombre d’opérations réalisées 32% des échanges, suivi des chèques (27%) et des cartes (22%)... Néanmoins en termes de montants échangés, les chèques demeurent prépondérants, avec une part de 53,5%.
Les virements pour compte de la clientèle, en progression continue par rapport aux années précédentes, ont enregistré une hausse de 11 %, passant de 72 969 ordres en 2015 à 81 029 en 2016. Pour sa part, la valeur globale de ces ordres s’est établie à 1 305 milliards de dirhams en 2016, en quasi-stagnation par rapport à l’exercice précédent.
Le nombre des paiements par carte s’est, pour sa part, établi à 42 millions d’opérations pour une valeur de 19,4 milliards de DH, soit une augmentation de 24% en nombre et 19% en valeur. En dépit de cette progression, le ratio de paiement demeure assez faible, ne dépassant pas 14,1% en nombre et 7,9% en valeur à fin décembre 2016.
Pour ce qui concerne le nombre des incidents de paiements non encore régularisés à fin décembre 2016, il s’est établi à 2.865.181 cas, pour un encours dépassant les 79,1 milliards de DH, soit une hausse de 6,25% en nombre et de 9,05% en valeur. La répartition de l’encours précité par catégorie de clientèle se présente comme suit : 2.275.035 incidents (79,40%) pour les personnes physiques et 590.146 incidents (20,60%) pour les personnes morales.