Le gouvernement envisage une aide au mariage pouvant atteindre 5.000 DH
Le gouvernement marocain prévoit d’accorder une aide financière pouvant aller jusqu’à 5.000 dirhams aux jeunes souhaitant se marier. Annoncée le 19 octobre par la cheffe du gouvernement, Fatima-Zahra El Mansouri, devant le Parlement, cette mesure figure parmi les orientations du programme gouvernemental 2026-2031 en matière de soutien à la famille et de cohésion sociale.
Cette initiative vise à réduire le poids des dépenses liées au mariage et à faciliter la constitution de nouveaux foyers, dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie et les difficultés d’accès à l’emploi et au logement. La proposition, initialement portée par le Parti de l’Istiqlal lors des élections législatives, a été reprise dans le programme de la majorité gouvernementale.
Toutefois, plusieurs éléments restent à préciser, notamment les conditions d’éligibilité, le montant effectivement accordé à chaque bénéficiaire, les modalités de gestion du dispositif et sa date d’entrée en vigueur. Cette annonce intervient alors que le Maroc connaît des évolutions démographiques qui interrogent les perspectives de formation des familles.
Selon l’Enquête nationale sur la famille 2025 du Haut-Commissariat au Plan (HCP), publiée en avril 2026, 51,7 % des célibataires âgés de 18 ans et plus déclarent ne pas souhaiter se marier. À l’inverse, 40,6 % envisagent le mariage, tandis que 7,7 % restent indécis.
La tendance démographique se reflète également dans l’évolution de la fécondité. En 2024, l’indice de fécondité s’est établi à 1,97 enfant par femme, un niveau inférieur au seuil de renouvellement des générations, estimé à 2,1 enfants par femme.
Au-delà de cette aide envisagée, le programme gouvernemental 2026-2031 prévoit la poursuite de la réforme du Code de la famille, ainsi que le renforcement des dispositifs de protection des femmes, des enfants et des personnes âgées. Ces orientations s’inscrivent dans une démarche plus large visant à consolider la protection sociale et à accompagner les transformations de la structure familiale au Maroc.
N.B