Bac 2016, la fraude continue, mais la réaction des autorités a été immédiate, et efficace

Bac 2016, la fraude continue, mais la réaction des autorités a été immédiate, et efficace

Aujourd’hui était la 1ère journée du bac régional sur l’ensemble du territoire du Maroc. Le ministère a semble-t-il pris un soin particulier, cette année, à sécuriser les épreuves, en amont et an aval, mais des candidats et leurs complices ont persisté à passer en force, et en fraude. Mais l’administration, sous toutes ses formes, a réagi. Efficacement.

Tôt, ce matin, des sujets d’examen ont commencé à apparaître sur des pages des réseaux sociaux, mais on remarquera qu’il n’y a pas eu de fuites. Pour respecter la terminologie, le terme « fuite » désigne les épreuves du bac qui sont détournées de leur circuit habituel, et parviennent aux candidats avant le début des épreuves, comme cela avait été le cas l’année dernière. Ce n’est plus le cas, au regard aux conditions de sécurité maximale et de sécurisation draconienne prises par le ministère (voir PanoraPost).

Le reste, en amont, est de la fraude. Et c’est ce qui s’est produit dès le début des épreuves, dans à peu près toutes les grandes villes du pays. Contactés par PanoraPost, les services de communication du ministère ont volontiers répondu à nos questions, bien que débordés par les diverses sollicitations : « Nous confirmons l’authenticité des sujets qui ont circulé sur les réseaux ; il s’agit d’élèves sortis quelques minutes après être entrés en salles d’examen, et qui ont commencé à diffuser ces sujets et thèmes sur les réseaux. Il est impossible de contrôler à 100 % l’absence d’appareils dans les salles d’examen, mais nous y veillons et, comme annoncé par le ministère, nous serons intraitables ».

Et de fait, dès le début des épreuves, les salles d’examen étaient surveillées de près par les équipes du ministère, mais aussi, plus discrètement, par la police. Cela a permis, explique le ministère, « l’arrestation en un temps record des candidats responsables de la diffusion des épreuves ; ils ont été présentés à la justice ».

Il fait savoir que la méthode n’est pas difficile, et qu’il fallait simplement y penser, ainsi que nous l’a expliqué le surveillant d’un centre d’examen en milieu de journée. Nous ne dirons bien évidemment pas comment les surveillants et la police procèdent, car tel n’est pas le rôle des médias, ni la volonté de PanoraPost.

Et, précisément, le ministère regrette que des médias aient contribué à diffuser les sujets des examens, « alors même qu’ils auraient dû faire montre de responsabilité par une action de sensibilisation ». Ce qui est exact. Et le même ministère ajoute dans son communiqué qu’il est fermement décidé à poursuivre devant la justice toute personne physique ou morale ayant participé à perturber le bon déroulement des examens.

Demain 4 juin est la seconde journée des épreuves du bac régional, et mardi 7 commencent les 3 journées du bac national.

Pour notre part, à PanoraPost, nous le redisons aux jeunes candidats, du bac et en fac, mieux vaut rater une mention, ou même l’examen, que de tricher. En plus d’être à terme contre-productive, la fraude est moralement condamnable et pénalement répréhensible. A juste titre.

 



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