Bac 2016, la triche est toujours là, mais elle recule, et le parlement vote la loi anti-fraude…

Bac 2016, la triche est toujours là, mais elle recule, et le parlement vote la loi anti-fraude…

Les épreuves du baccalauréat 2016 ont commencé le 7 juin et les fraudes aussi. Sauf, comme nous le disions dans de précédents articles, les fraudeurs ont face à eux des autorités publiques mieux organisées, et qui ont pu « tester » leur dispositif aux épreuves du bac régional tenu la semaine dernière.

Ainsi, pour le premier jour du bac national, 1.893 cas ont été surpris parmi les candidats sur l’ensemble du territoire national. 22 autres individus, candidats ou non, ont été arrêtés alors qu’ils tentaient de faire circuler les sujets très tôt, juste après le début des épreuves. La technique est connue… des candidats entrent en centre d’examen, et en ressortent aussitôt après, pour les remettre à des « correcteurs », qui affichent les réponses sur les réseaux sociaux.

Cette année, les pages Tasribat sont toutefois plus discrètes, leurs promoteurs se sachant épiés et surveillés par les services de police. Par ailleurs, au niveau de la fraude en amont, c’est-à-dire avant le début des examens, 7 personnes ont été arrêtées et déférées devant la justice alors qu’elles tentaient de faire fuiter les sujets.

Dans la foulée des examens et de la lutte anti-fraude, la Chambre des représentants a voté mardi à l’unanimité des députés présents la loi 02-13 réprimant les différents cas de fraude. Ainsi, une peine de 1 mois à 1 an sera prononcée contre tout candidat faisant entrer avec lui des documents autres que ceux autorisés et/ou tout candidat s’étant fait passer pour un autre. Les peines sont plus sévères, de 3 mois à 2 ans et 10.000 à 20.000 DH d’amende pour toute personne ayant tenté de faire fuiter des sujets d’examen.



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