Benkirane parle encore, et cette fois c’est à la Maison de la Presse à Tanger
Abdelilah Benkirane était invité ce dimanche 19 juin à la Maison de la Presse à Tanger. Lors de cette rencontre ouverte, le chef du gouvernement s’est intéressé à plusieurs sujets, notamment et bien évidemment à la situation du PAM mais aussi aux médias, aux investissements chinois dans le nord…
Concernant le PAM, Benkirane a affirmé que « ce parti a remporté les élections de 2009, avec des membres choisis au hasard, et avec le 20 février, on a découvert que ce parti n’avait ni base, ni vérité, ni chef, ni légitimité, ni idéologie, ni logique », ajoutant qu’un « parti politique qui veut une réforme de la société, ne doit pas être lui-même corrompu », alors que « sous mon gouvernement, le Maroc a fait beaucoup de progrès, qu’il veillera à garder ». Benkirane revient encore à la comparaison entre son parti et celui d’El Omari, essayant de gagner la sympathie de son auditoire.
Le chef du gouvernement a aussi parlé de « Dayf Al Oula », en précisant que son problème était avec l’animateur de l’émission, qui est à ses yeux « loin d’être professionnel ». « On refuse de prendre part à une émission animée par cette personne ». On rappelle que Benkirane avait refusé la participation de Lahcen Daoudi à l’émission. Benkirane a assuré que « ce gouvernement n’avait pas de pouvoir sur les médias, sinon son chef ne serait pas toujours sujet aux attaques de 2M », avançant qu’il n’avait besoin ni de « cette chaîne », ni de « Sitaïl ». Triste constat d’un chef du gouvernement avouant autant son impuissance…
Benkirane a aussi expliqué que les cahiers de charges que son gouvernement avait présentés n’avaient pas échoué, mais avaient été entravés par « des spécialistes », en appuyant sur « sa capacité à pouvoir exécuter sa réforme d’une manière progressive ». Encore une fois, Benkirane se trouve les mains liées, incapable de réaliser ce qu’il avait en tête, mais ceci ne le persuadera en aucun cas de lâcher prise.
D’autre part, Abdelilah Benkirane a nié avoir une position officielle vis-à-vis des investissements chinois attirés par Ilyas El Omari dans la région de Tanger-Tétouan-al Hoceima, suite à sa visite en Chine. Le chef du gouvernement a affirmé qu’au début, « ce projet était destiné au sud du Maroc, plus précisément à Safi », mais pour une obscure raison, il a atterri dans la région d’El Omari.
Benkirane a conclu son intervention en attestant que « si un chef du gouvernement veut accomplir pleinement sa mission, il doit avoir la confiance du Roi, et travailler en symbiose avec lui ». Benkirane tient toujours à rappeler ce point.