L’investissement chinois à Tanger divise Benkirane et el Omari, d’où la nécessité du débat direct entre eux

L’investissement chinois à Tanger divise Benkirane et el Omari, d’où la nécessité du débat direct entre eux

Cette fameuse ville nouvelle que créeront les Chinois dans la Région de Tanger-Tétouan-al Hoceima creuse encore le fossé, le gouffre, entre le chef du PJD (et du gouvernement) et celui du PAM. Ilyas el Omari en a fait une affaire personnelle, et l’a concrétisée, et le chef du gouvernement a indiqué voici quelques jours que c’est le gouvernement qui était à l’origine de cet investissement, qui devait initialement être réalisé à Safi. Mais el Omari dément Benkirane, qui s’est en passant attiré les foudres des habitants de Safi…

Le SG du PAM, en déplacement à Oujda, à encore dit que les choses avaient commencé à Johannesburg, il y a déjà plusieurs mois, quand les Marocains avaient fait le déplacement dans une délégation comprenant les deux hommes. El Omari explique alors qu’il avait attiré les investisseurs chinois  vers sa Région car ils avaient parlé en Afrique du Sud des 60 milliards de $ à investir en Afrique, un méga projet qu’ils avaient appelé la « Route de la soie », ce qui avait évoqué le Tangérois Ibn Batouta dans l’esprit d’el Omari.

Qu’en est-il de Safi ? El Omari répond que « c’est moi qui avait parlé la première fois de la Région de Marrakech-Safi, et non le chef du gouvernement. Ce dernier a pris cette information de ma bouche, et de nulle part ailleurs. Les Chinois ont pensé à la Région Marrakech-Safi et n’ont jamais été à Safi, qu’ils n’ont finalement pas retenu car la région ne dispose pas des infrastructures nécessaires ».

Ensuite le chef du PAM et de la région Tanger-Tétouan-al Hoceima a expliqué que l’accord a été signé par les trois parties que sont sa Région, le gouvernement et les investisseurs chinois, et il comporte trois volets : un budget de 10 milliards de $, une superficie de 2.000 hectares, et 300.000 personnes qui vivront sur ces 2.000 hectares.

« La Région a  signé l’accord car c’est la loi qui le dit, et qui donne entre autres attributions aux Régions l’aménagement des zones industrielles. Cette loi, c’est le gouvernement qui l’a promulguée, c’est le chef du gouvernement qui en a décidé », insiste perfidement el Omari.

Ces déclarations croisées posent encore la question de la pertinence d’un débat direct entre les deux hommes. Ce serait l’occasion de les confronter sur cet investissement, sur la question du kif, sur le fameux tahakkoum, ou domination, et sur bien d’autres questions. El Omari est partant, Benkirane l’est moins. Pourquoi ? A Abdelilah Benkirane de répondre à cette question.



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