Loubna Abidar (brièvement) interpellée par la police à son arrivée à Marrakech
Huit mois après avoir quitté le Maroc, un livre et une cérémonie de Césars dans l’intervalle, l’actrice marocaine Loubna Abidar est revenue au Maroc. Elle a aussitôt été interpellée par la police des frontières dont les agents lui ont demandé de se présenter à la préfecture de police de la capitale économique au sujet d’une plainte déposée contre elle par la Direction générale de la Sûreté nationale.
Une source au sein de la police nous a confirmé qu’il n’y avait pas eu d’arrestation, mais seulement une notification. On se souvient que le 6 novembre 2015, Loubna Abidar avait posté une vidéo dans laquelle elle disait avoir été agressée la nuit par des individus qui l’avaient frappée, entre autres, au visage.
L’actrice avait également affirmé que la clinique où elle s’était présentée n’avait pas voulu lui prodiguer les soins nécessaires à son état, pas plus que les policiers de la wilaya n’avaient voulu recueillir sa déposition. Le même jour, le 6 novembre, la DGSN avait publié un communiqué démentant les faits qui lui étaient reprochés, et insistant sur le fait que Mme Abidar s’était effectivement présentée au service de permanence et que, interrogée sur les circonstances de son agression, elle avait expliqué qu’elle devait aller se faire soigner et qu’elle répondrait aux questions à son retour… mais sans jamais revenir.
Le 11 novembre, la DGSN avait annoncé avoir déposé plainte auprès du parquet pour diffamation de corps constitué. C’est au sujet de cette plainte que Loubna Abidar devra répondre aux questions de la police à Casablanca. Les informations faisant état de son arrestation sont donc fausses. Il s’agit d’une procédure normale où les mis en cause sont très rarement arrêtés.
L’actrice pourrait être poursuivie selon l’article 445 du Code pénal qui dispose que « quiconque a, par quelque moyen que ce soit, fait une dénonciation calomnieuse contre un ou plusieurs individus aux officiers de justice ou de police administrative ou judiciaire, ou à des autorités ayant le pouvoir d'y donner suite ou de saisir l'autorité compétente ou encore, aux supérieurs hiérarchiques ou aux employeurs du dénoncé, est puni de l'emprisonnement de six mois à cinq ans et d'une amende de 200 à 1.000 DH ».