La cellule jihadiste arrêtée par le BCIJ ciblait des institutions touristiques et sécuritaires
La semaine dernière, le 14 juillet précisément, le Bureau central des investigations judicaires mettait fin aux activités d’une cellule de jihadistes dont les membres avaient fait allégeance à l’organisation terroriste dite « Etat islamique ». Les 6 individus de la cellule avaient été arrêtés à Agadir, Inezgane, Aït Melloul, Chichaoua et Amezmiz.
Les premiers éléments de l’enquête menée par les services de sécurité ont montré que les produits trouvés dans les planques e cette cellule étaient les éléments nécessaires pour produire une (des) bombe(s). Les policiers ont trouvé aussi des produits fortement inflammables, qui devaient servir à la fabrication de bombes incendiaires, ce qui aurait été une avancée considérable dans les manières de faire des gens de Daech.
Les interrogatoires des 6 personnes arrêtées, et qui devaient se rendre en Libye, ont permis aux enquêteurs d’apprendre que les bombes étaient destinées à être placées devant des installations touristiques et hôtelières, mais aussi pour cibler des locaux de la sécurité publique, sous toutes ses formes.
Ces dernières semaines, les arrestations se sont multipliées au Maroc et c’est d’autant plus inquiétant que les activités de Daech ont connu une brusque recrudescence depuis 2 mois, en Europe et aux Etats-Unis, avec des dizaines de morts enregistrés en France et Outre-Atlantique, sans compter l’attaque d’hier en Allemagne, perpétrée par un jeune Afghan qui avait attaqué les passagers d’un train à la hache avant d’être abattu.