Sahara - L’ONU prépare une proposition officielle pour les différentes parties

Sahara - L’ONU prépare une proposition officielle pour les différentes parties

Après une année tourmentée dans les relations entre le Maroc et le Secrétaire général des Nations-Unies, et suite à la résolution de la question du retour de la Minurso, les Nations Unies annoncent préparer une proposition officielle pour relancer le processus de paix.

Ainsi, le bureau du porte-parole a-t-il annoncé ce 1er août que « ces dernières semaines, l’Envoyé personnel pour le Sahara occidental, M. Christopher Ross, a eu plusieurs contacts avec les parties et les pays voisins pour discuter de la nécessité de relancer le processus de négociations et fixer les dates de ses prochaines visites dans la région d’Afrique du Nord. Maintenant que le Conseil de sécurité a salué les résultats de l’accord sur la Mission de l’ONU (MINURSO) et réitéré son appel à des négociations, rien n’empêche plus le retour de M. Ross dans la région pour poursuivre ses efforts de facilitation. Une proposition officielle est en train d’être faite aux parties et aux pays voisins ».

On retiendra de ce communiqué que le terme référendum n’est pas cité, et que l’ONU se contente de parler de négociations entre les parties, et « les pays voisins ». Mais on retiendra aussi que dans « pays voisins », l’Algérie figure alors même qu’elle est partie prenante dans ce conflit de plus de 40 ans.

Ainsi, Christopher Ross sera très certainement au Maroc dans les semaines à venir, mais pour dire et proposer quoi, et quand ? On ne le sait pas encore. Le roi Mohammed VI avait été très clair dans son discours du 6 novembre dernier quand il rappelait et martelait que « cette Initiative (d’autonomie) est le maximum que le Maroc peut offrir. Son application reste tributaire de l’impératif de parvenir à une solution politique définitive dans le cadre des Nations Unies. Il se leurre celui qui attend du Maroc qu’il fasse une tout autre concession. Car le Maroc a tout donné ».

La solution semble donc passer, aux yeux du Maroc, par la solution politique (l’autonomie) et non juridique (référendum), que le Polisario et l’Algérie appellent de leurs vœux. Mais l’Algérie, et le Polisario, refusent toujours de procéder au recensement des populations de Tindouf, préalable à toute opération référendaire que le Maroc ne saurait accepter, comme l’a affirmé Mohammed VI.

Pendant ce temps, trois événements majeurs se préparent pour la dossier du Sahara : le changement à la tête de l’ONU, avec le départ fin 2016 de Ban Ki-moon, l’élection présidentielle américaine et l’offensive marocaine en Afrique à travers sa demande d’adhésion à l’Union africaine. S’il ne faut pas s’attendre à des mutations profondes dans les positions des uns et des autres, la donne aura quand même changé à la fin de l’année, et la diplomatie marocaine, agressive depuis quelques temps et multipliant ses partenariats, devra rester en veille, voire en vigilance.

 

 



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