Le FMI satisfait des réformes au Maroc mais incite à faire plus pour le chômage
Le Fonds monétaire international est manifestement satisfait des efforts entrepris par le Maroc pour assainir ses comptes publics. Le chef de mission au Maroc Nicolas Blancher a estimé que les fondamentaux économiques et les politiques publiques sont solides, justifiant la mis en place d’une ligne de précaution et de liquidité de 3,5 milliards de $ pour faire face aux chocs externes. Mais des efforts restent néanmoins à consentir en matière d’emploi.
Nicolas Blancher a ainsi remarqué depuis Washington où il tenait une vidéoconférence avec les médias marocains que « des réformes très importantes ont été mises en œuvre au Maroc et continuent d'être engagées en matière d'amélioration du climat des affaires », et cela est confirmé par l’amélioration du rang du Maroc dans le classement Doing Business de la Banque mondiale. Il en va de même pour le secteur financier et bancaire pour ce qui est de la supervision bancaire et le renforcement de la stabilité financière.
Ainsi, le FMI prévoit que si ces réformes sont maintenues, le déficit budgétaire sera ramené à moins de 2,5% du PIB (ce qui est un quasi record dans l’environnement géographique du Maroc) et que l’endettement du Trésor sera réduit aux environs de 60% du PIB. Concernant la croissance, le Maroc retrouvera selon le FMI une croissance forte de 5% vers les années 2020.
« Ces performances traduisent une dynamique forte dans la politique économique du royaume et en dépit d’une conjoncture mondiale et régionale difficile, le Maroc a sensiblement progressé dans la réduction des vulnérabilités budgétaires et extérieures, ainsi que dans la gestion des défis à moyen terme », conclut M. Blancher, qui relève cependant que des progrès restent encore à faire pour ce qui est de la lutte contre le chômage, particulièrement parmi les jeunes et pour l’élargissement de la participation des femmes au marché du travail.
Le chef de mission du Fonds a souligné la nécessité d'améliorer l’adéquation entre formation et besoins du marché du travail, saluant la Stratégie nationale pour l'emploi qui prévoit un éventail de mesures de nature à créer une dynamique en la matière dans plusieurs secteurs. Le responsable a ainsi privilégié d'élargir l'offre d'emploi à l'ensemble des secteurs de l'économie, dont les PME, tout en tenant compte de l'intégration du secteur informel.