Le Polisario tente, en vain, de tacler le Maroc à l’ONU au sujet des opérations à la frontière mauritanienne

Le Polisario tente, en vain, de tacler le Maroc à l’ONU au sujet des opérations à la frontière mauritanienne

Courant août, l’armée marocaine a entrepris une opération d’assainissement dans la zone frontalière avec la Mauritanie, au lieudit Gargarate. L’annonce en avait été faite officiellement par la wilaya de la Région et l’objectif était de mettre fin au trafic de marchandises, au commerce informel et à la contrebande. Le Polisario a saisi en fin de semaine dernière le Conseil de Sécurité de l’ONU pour « faire cesser la violation du cessez-le-feu » dont le Maroc se serait rendu responsable.

Et vendredi août, le CS sous présidence malaysienne a en effet examiné la question, sur la base d’une lettre envoyée par le Polisario le 24 août, dans laquelle il est dit que « le Front a appelé l’ONU à une action "urgente" en réaction aux  violations marocaines de l'accord du cessez-le feu signé le 6 septembre 1991 entre le Front POLISARIO et le Maroc sous les auspices de l’ONU ». Le 27 août, le SG du Polisario Brahim Ghali dénonçait les travaux d’aménagement d’une route dans la zone : « Le Front Polisario a appelé les Nations Unies à prendre les mesures nécessaires pour l’arrêt immédiat des travaux effectuées par l'Etat d'occupation marocaine dans la zone tampon de Gargarate et le retrait sans délai  des éléments civils et militaire sur place ». S’en suit une longue énumération d’actions prêtées au Maroc, désigné comme « ennemi », « force d’occupation », « résidu colonial », etc…

Un communiqué de la MAP avait en revanche très officiellement annoncé qu’ « une opération d’asphaltage d’un axe routier longe de 3,8 kilomètres, situé dans la région de Gargarate, a débuté dernièrement dans le but de renforcer le réseau routier, de répondre aux aspirations des personnes œuvrant dans le secteur du commerce et de mettre fin aux activités de contrebande et de commerce illicite dans cette zone ».

Il ne s’agit donc ni d’agression ni de violation de cessez-le-feu ni d’incursion armée, sur un territoire qui, au demeurant, est partie intégrante du Maroc.

Le 26 août, le Conseil de sécurité s’est donc réuni à New York sans prendre de décision sur le sujet, se contentant de noter que les consultations se poursuivent avec le Maroc pour le retour de la Minurso. Pour rappel, après le communiqué marocain sur les opérations d’assainissement qui avaient permis de nettoyer la zone de quelques 600 carcasses de voiture à la mi-août, l’ONU avait mené son enquête sans constater de violation marocaine de l’accord de 1991.

En effet, le porte-parole de l’ONU Farhan Haq avait indiqué que la Minurso était intervenue les 16 et 17 août avec des moyens terrestres et ariens pour vérifier les accusations du Polisario, puis il avait expliqué que « la Minurso n’a pas constaté de présence ou d’équipement militaire dans la zone de séparation », ajoutant que les fonctionnaires onusiens avaient juste relevé la présence de « véhicules civils » en mouvement à travers la ligne qui sépare les zones contrôlées par le Maroc et par le Polisario.

Le Polisario aura (encore) essayé, de mettre en difficulté le Maroc, et il aura (encore) échoué…



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