Le PJD brandit deux autres ténors comme têtes de liste, dont un pour affronter el Omari
Après avoir annoncé en fanfare ses 74 candidats têtes de liste pour les législatives à venir, le PJD a également tranché pour les villes de Larache et d’al Hoceima, où les candidatures ont été difficiles à décider.
A Larache, il y avait un débat interne au parti entre deux factions rivales, chacune ayant leur champion. L’acuité des différends entre les deux camps a conduit le secrétariat général du PJD à intervenir et à imposer « son » candidat, qui devrait rassembler tout le monde autour de sa personne. Il s’agit de Mohamed Hamdaoui, ingénieur de son état et ancien président du Mouvement Unicité et Réforme. L’homme est très populaire au sein de la mouvance islamiste, et sa candidature ramènera le calme dans cette ville dont le PJD voudrait faire un fief électoral. Mais cette même candidature met à mal les efforts du PJD à se défaire de la tutelle idéologique et morale de ce qui est connu comme sa matrice, en l’occurrence le MUR.
Al Hoceima est une ville présentant une nature différente. Elle revêt une importance extrême pour le PJD car c’est la ville dans laquelle le secrétaire général du PAM Ilyas el Omari se présentera. Il faut alors œuvrer à le défaire, ou au moins à assurer au candidat PJD le score maximum contre el Omari. Le choix du PJD s’est alors porté sur Najib Ouazzani (photo, à la droite de Benkirane).
Ce dernier, chirurgien de profession et originaire de Nador, aura été dirigeant de deux autres partis en 5 ans… al Ahd Addimocrati, dont il fut secrétaire général, et… le PAM, au sein duquel il a occupé la fonction de SG adjoint ! Le placer face à el Omari comportera pour le parti de Benkirane l’avantage de bien connaître les structures de l’adversaire, mais présente l’inconvénient de mettre en avant un homme politique aux choix plutôt instables…