Mustapha Bakkoury engage le désenclavement des villes et villages dans sa Région Casablanca-Settat, pour 900 millions de DH

Mustapha Bakkoury engage le désenclavement des villes et villages dans sa Région Casablanca-Settat, pour 900 millions de DH

On dira ce que l’on voudra du PAM et de la manière à juste titre controversée dont il a gagné les présidences des Régions voici un an déjà, mais force est de constater que le travail est fait. Ainsi, après l’activisme débordant d’Ilyas el Omari à Tanger, c’est au tour de Mustapha Bakkoury  de décliner ses premières actions. Ainsi, et dans sa politique de désenclavement des zones rurales et leur développement aussi, la Région Casablanca-Settat initie un programme visant à aménager environs 4.500 km dans un délai de 30 mois. Il s’agit du programme Massaleek (voies routières en arabe).

Mustapha Bakkoury a annoncé que l’objectif est de passer de 47% à 90% de linéaire aménagé à l’horizon 2018, dans le cadre de Massaleek, un programme devant permettre aux habitants et visiteurs des douars et communes rurales d'emprunter des pistes dans des conditions acceptables, qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il fasse beau.

La Région de Casablanca est vaste de près de 20.000 km², près de 10 fois celle du Luxembourg et les deux tiers de celle de Belgique, avec une population d’environ 7 millions d’âmes (20% des Marocains), et assure à elle seule le quart du PIB national. La Région Casablanca-Settat compte environ 10.000 km de routes non classées référencées comme piste publiques dont environ 5.000 km sont toujours non aménagées.

En bon technocrate, Mustapha Bakkoury, par ailleurs ancien SG du PAM et président de Masen (énergies renouvelables), a entendu et compris le sens du vœu le plus récurrent des présidents des communes rurales et autres édiles de sa région (qui représentent 27% de la population de la Région), à savoir le désenclavement. Il a ainsi affirmé qu’ « avant de développer une ville ou un village, il importe de construire des routes et de les désenclaver ». Cela permet de créer des opportunités de travail des populations locales, de les fixer de cette manière sur leurs terres et d’éviter en conséquence la surpopulation urbaine, et aussi de favoriser l’évacuation des produits de ces terres.

Pour le début du programme, ce sont 400 km de routes qui seront aménagées, le choix de ces 400 km ayant été fait sur la base de la disponibilité des études, et des ressources. Le coût de cette première phase est de 80 millions de DH, ce qui par extrapolation conduit à coût global de Massaleek d’environ 900 millions de DH.



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