Au PJD, d’un Aftati à l’autre
« Le PJD est un parti comme les autres, qu’il cesse de nous donner des leçons », clamait Anouar Zyne, de l’UC, voici une semaine sur le parti d’Abdelilah Benkirane. Ce qui semble exact, au vu des candidatures annoncées ici et là. Après Hammad Kabbadj, le salafiste et Najib Ouazzani, l’ancien SG-adjoint de PAM, voilà que c’est l’épouse d’Abdelaziz Aftati qui est présentée comme candidat au nom du PJD, en 3ème position, éligible donc, à la pace de son mari.
Le député sortant d’Oujda ne se représente donc pas pour la campagne à venir, après que des rumeurs aient déjà annoncé cette mesure du parti contre son député trublion, qui a embarrassé plus d’une fois par le passé son secrétaire générale et chef, Abdelilah Benkirane. Alors que certains prédisaient sa non-candidature, sur décision de Benkirane, ledit député avait proclamé que cela n’était pas
entre les mains du SG mais d’une commission de candidature.
Or, il semblerait que des tractations aient eu lieu, admises du bout des lèvres par un dirigeant du parti, sous couvert d’anonymat. « Aftati a fini par comprendre qu’il ne pourrait avoir sa place dans le prochain parlement, mais en guise de compensation, c’est son épouse qui sera candidate »…
Elue communale dans sa ville d’Oujda, Mouna Aftati (photo) n’est pourtant pas une inconnue au PJD, ni dans la ville. Elle a mené sa campagne communale tambour battant, avec autant de force que l’aurait fait son époux, et elle est connue pour ses positions idéologiques en ce qui concerne la place de la femme dans la société. Mais Mme Aftati n’a pas été présentée sur une liste locale, préférant la liste nationale, en position très éligible.