Abou Hafs candidat au nom de l’Istiqlal et porteur d’un projet de lutte contre le fanatisme
Il semblerait que le salafisme soit un atout gagnant pour l’élection du 7 octobre… Alors que l’affaire Hammad Kabbadj ne fait que commencer avec l’invalidation de sa candidature au nom du PJD, le salafiste Abou Hafs a officialisé la sienne au nom de l’Istiqlal,à Fès. Et il explique pourquoi.
Interrogé sur sa décision d’aller aux élections avec les amis de Hamid Chabat, Abou Hafs a expliqué que son projet est de faire vivre le projet du salafisme national marocain, en rupture avec le salafisme mondial, jihadiste et potentiellement violent. Le salafisme marocain, à ses dires, a une portée objectiviste, de tolérance et d’ouverture, tel que prôné par Allal el Fassi, fondateur de l’Istiqlal, défenseur de l’identité et des valeurs du Maroc.
Il existe une autre raison, affirme Abou Hafs, à savoir le besoin ressenti par les anciens détenus salafistes d’avoir l’onction d’un grand parti qui soutient leurs dossiers et qui les aide à lutter contre le radicalisme et le terrorisme.
Pour rappel, Abdelwahab Rafiki, alias Abou Hafs de son ancien « nom de guerre », qui avait été condamné en 2003 à une peine de 30 ans de réclusion pour son activité au sein de la Salafia jihadia, a été gracié à l’arrivée du gouvernement Benkirane, sur proposition du ministre de la Justice Mustapha Ramid. Depuis, Abou Hafs développe des idées d’ouverture, de tolérance et de modernité, allant même jusqu’à prôner une certaine laïcité au sein de la société et à défendre la liberté de conscience en islam.